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Rebondissement dans l'affaire Delphine Boël: "C’est un choc pour la famille royale"

La cour d'appel de Bruxelles a établi que Jacques Boël n'est pas le père légal ou biologique de Delphine Boël et ordonne au roi Albert II de se soumettre à un test ADN dans les trois mois à venir.

Quelles peuvent être les conséquences de cette décision de la cour d'appel de Bruxelles sur la famille royale? Pour le savoir, la spécialiste royauté au magazine "Soir Mag", Sophie Lagesse, a répondu aux questions de notre journaliste Simon François. 


Simon François: la première répercussion est-elle financière?

Sophie Lagesse: "Les premières conséquences pour la famille royale pourraient être financières. Evidemment, il y a plusieurs conditions à cela. Il faudrait déjà que le roi Albert se soumette à un test de paternité et qu’il soit reconnu comme étant le père de Delphine. Ensuite, comme vous le savez, il est interdit en Belgique déshériter ses enfants donc Delphine entrerait dans la ligne de succession comme ses trois demi-frères et demi-sœur, Philippe, Astrid et Laurent. Elle pourrait donc prétendre à sa part du gâteau. On se doute que ses motivations ne sont pas financières mais il n’est pas négligeable de savoir qu’elle pourrait toucher une partie de l’héritage d’Albert II."


S.F.: en terme d'image, cette décision est un coup dur pour le roi Albert II?

S.L.: "C’est une seconde conséquence qui est beaucoup moins concrète et moins tangible mais c’est une humiliation pour la famille royale pour son image. C’est une première dans l’histoire qu’un roi soit soumis par la loi à un test de paternité. Cela constituerait une image assez frappante de voir un médecin débarquer pour prélever de la salive du roi. On imagine la réaction d’Albert II et de Paola face à cette décision de la justice. C’est un choc psychologique. Ce sont des personnes âgées de 84 et 81 ans dont on sait la santé fragile. Cela peut avoir des répercutions à ce niveau-là."

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