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Les jeunes Belges francophones se sentent "déconnectés" du monde politique

Les jeunes Belges francophones se sentent en "déconnexion" avec la sphère politique, selon le mémorandum "Être jeune en 2023", publié lundi par le Forum des jeunes et recensant les témoignages de plus de 1.000 personnes âgées de 16 à 30 ans, en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Loin d'adopter une attitude passive ou résignée, les jeunes Belges francophones interrogés "pointent du doigt les imperfections d'un système qui ne leur convient plus et qu'ils entendent bien réinventer", dépeint le rapport de l'ASBL.

Si la complexité et l'opacité des différentes institutions (fédérales ou européennes) n'arrangent rien, les jeunes confient avoir de "plus en plus de mal à faire confiance au monde politique" pour plusieurs raisons, à commencer par une conscience aiguë des discriminations.

"On devrait tous avoir droit à un logement et à de la nourriture, même si on ne travaille pas. Juste de quoi vivre, quoi. C'est vrai qu'on est en surpopulation, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut laisser mourir des gens dans la rue", souligne F., 16 ans. Les répondants rappellent ainsi que de nombreux droits fondamentaux continuent d'être bafoués en Belgique - comme le droit à une vie décente, à l'accueil, à un environnement de qualité ou encore le droit des femmes et des minorités.

Le sentiment d'un manque de représentation explique également cette "déconnexion" des jeunes avec le monde politique. "Je n'arrive pas à m'identifier aux personnalités politiques, donc je me désintéresse de ce qu'elles font", admet entre autres A., 23 ans.

À noter que face à la justice et à la police, sans les rejeter complètement en tant qu'institutions, les jeunes restent critiques. Face notamment à la "violence et aux réflexes racistes ou sexistes de l'institution policière", les sondés prônent une "formation plus longue des policiers, un meilleur accueil des victimes et un contrôle renforcé en interne".

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