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Un habitant de Theux a emmené de force son ex-compagne et l'a menacée avec une tronçonneuse en marche: la peine est tombée

Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné vendredi un Theutois de 29 ans à une peine de 20 mois de prison ferme pour des faits de coups, menaces, détention arbitraire et viol de sa compagne de l'époque, les faits remontant en décembre 2017. Le tribunal n'a pas fait droit à la demande d'arrestation immédiate sollicitée par le parquet.

Le 9 décembre 2017, le prévenu, qui avait des difficultés à accepter la séparation survenue la veille et surtout le fait que sa compagne veuille sortir sans lui, avait débarqué au domicile de cette dernière alors qu'elle s'apprêtait pour se rendre à Liège. C'est légèrement vêtue que la trentenaire avait été emmenée de force afin de s'expliquer sur les raisons de la rupture alors que la relation durait depuis quelques mois.

Durant le périple, et selon les déclarations de la victime, le prévenu s'était arrêté à trois reprises. Une première fois pour la menacer avec une tronçonneuse en marche, lui déclarant qu'il allait la découper en morceaux et la jeter aux cochons ou dans la carrière de Bilstain où il avait fait halte. Une deuxième fois pour tenter d'obtenir des faveurs sexuelles et enfin une troisième fois car il avait crevé un pneu à proximité d'une ferme de Bilstain.

Durant l'heure de balade forcée, le Theutois, décrit comme jaloux, manipulateur et violent, avait agressé à plusieurs reprises son ex-compagne allant jusqu'à lui introduire un doigt dans l'anus, forgeant ainsi la prévention de viol. "L'intervention de la police, prévenue par les enfants de la victime, mettra fin au calvaire de cette dernière", avait rappelé le Parquet.

20 mois de prison ferme

Condamné à quatre reprises, dont la dernière six jours seulement après les nouveaux faits pour coups envers son ex-compagne, le prévenu clamait son innocence et plaidait son acquittement. Le parquet, au vu de sa persistance dans la délinquance et l'absence de remise en question, avait requis 30 mois de prison ferme prenant également en compte la fragilité de la victime à l'époque des faits qui avaient engendré une incapacité de travail d'un mois. Le tribunal l'a finalement condamné à 20 mois ferme mais n'a pas ordonné son arrestation immédiate en raison d'une vie considérée comme stable et de sa présence lors de l'audience.

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