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3 accidents en 6 mois devant la maison de Marylène à Remouchamps: "Je ne peux plus continuer comme ça"

Marylène nous a contactés via le bouton orange Alertez-Nous. En 6 mois, trois accidents ont eu lieu devant sa maison. Une situation qu’elle ne peut plus supporter… "Faut-il attendre un mort pour faire quelque chose ?".

Pour la 3e fois en 6 mois, un accident de la route s’est produit devant la maison de Marylène à Remouchamps. "Le monsieur a effectué un dépassement dans le virage et a fini sa course devant chez nous. Il a embouti une camionnette, nos haies, notre boîte aux lettres…".

Des désagréments, cette fois-ci, mineurs. "Il était 19h30, c’est l’heure à laquelle mes enfants reviennent du foot, que se serait-il passé s’ils avaient été là ?". Mais Marylène n’a pas toujours eu cette 'chance'.


 

"Moralement cela commence à devenir dur"

En effet au mois de juin, un premier accident s'est produit. Le conducteur fait un malaise et fonce dans le magasin de Marylène, annexé à sa maison. "C’est mon activité complémentaire, j’ai fait preuve de compréhension cette fois-là, mais cela n’est juste plus possible". Un deuxième accident survient au mois de septembre et là, c’est sa façade qui est touchée: "la personne était sous l’effet de l’alcool". Elle n’a toujours pas été remboursée de ces dégâts: "j’attends les assurances adverses, mais cela ne vient pas. C’est très long. Les accidents s’accumulent… J’ai été patiente mais là c’est un scandale ! Faut-il attendre un mort pour faire quelque chose ?"

"On se réveille pour des crissements de pneus tous les soirs"

Marylène est soutenue par ses voisins et ses locataires, dont les appartements sont greffés à la maison "Ils sont derrière moi, et prêts à appuyer mes demandes pour sécuriser la route. Ma petite locataire doit mettre des boules Quies pour ne plus entendre les crissements de pneus. J’ai peur qu’elle quitte l’appartement mais si elle le fait, c’est bien normal".



Pour la commune de Remouchamps et la police de la zone, il faut également faire quelque chose. Mais la route est une Nationale, donc gérée par la région wallonne. Contactée par Marylène, ils lui auraient répondu que "la route n’avait jamais été source de problème auparavant".

Que dit la Région wallonne ?

Nous avons contacté le SPW (Service Public Wallon), qui se montre nuancé. "Lors de notre commission provinciale de sécurité routière du mois de septembre, nous n’avons eu aucun retour de la police à ce propos. En revanche, nous avons été contactés dans la soirée par la plaignante. Au vu de la répétition des accidents, nous allons mener une enquête et voir ce qu’il y a lieu de faire".

Marylène souhaite que la situation se règle au plus vite "peu importe la solution, je veux juste que ma famille et moi soyons en sécurité".

Une solution sera trouvée dès que le SPW et la police auront collaboré.

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