De plus en plus de conducteurs utilisent un GPS pour circuler, alors que les itinéraires proposés ne sont pas toujours adaptés. De plus les cartes contiennent énormément d’erreurs : on en dénombre 75.000 en Belgique.
Mercredi dernier, un chauffeur polonais s’était retrouvé coincé dans un champ de pommes de terre en Belgique. Il avait suivi à la lettre les indications de son GPS et s’est retrouvé embourbé pendant plusieurs heures. Le système de guidage GPS est de plus en plus utilisé mais il comporte pas mal d'erreurs : rien que pour la Belgique, il y en aurait 75.000 répertoriées. Dès lors, on ne peut faire totalement confiance au système que si l’on effectue des mises à jour chaque trimestre. Ces manipulations coûtent environ 90€.
Les dimensions ne sont pas prises en compte
Le GPS ne tient pas compte du type de véhicule dans lequel vous êtes, et l’itinéraire qu’il propose peut souvent être inadapté. "Les GPS actuels se basent sur des cartes qui sont destinées aux voitures, et non pas aux camions. Or, les réseaux routiers pour les camions ne sont pas toujours les mêmes que ceux pour les voitures", explique Isabelle De Maegt, porte-parole de la Fédération royale belge des transporteurs et des prestataires de services logistiques (FEBETRA).
75.000 erreurs en Belgique
Par ailleurs, les cartes routières sont truffées d’erreurs : dans le monde, un fabriquant de carte recense jusqu’à 5 millions de fautes. Chez nous, 75.000 mises à jour doivent être effectuées chaque année : "Chaque jour ces fabricants de carte mettent leur carte à jour. C’est justifié parce qu’il y a des tas de rues qui deviennent un sens unique, des ronds-points qu’on rajoute, etc. Il y a donc un certain entretien", explique Benoît de Bergeyck, directeur de Garmin, une société de conception de GPS.
