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"C'est vraiment une catastrophe": Willy Borsus plaide pour des aides pour les discothèques, l’événementiel et l’Horeca

 
 

Le Codeco s'est réuni en urgence vendredi dernier face à la recrudescence des cas de coronavirus dans notre pays. Des mesures restrictives, et pour certains "un retour en arrière", ont été prises par le gouvernement afin de lutter contre la pandémie. Le secteur des boîtes de nuit n'a pas été épargné puisque le Codeco a décidé une mise à l'arrêt avec effet immédiat. Le secteur évènementiel et l'Horeca ont aussi fortement été touchés par ces mesures anti-Covid, ils peinent d'ailleurs à s'y adapter.

Pour en parler, Willy Borsus, ministre de l'Economie, était l'invité politique de Fabrice Grosfilley sur BEL RTL ce matin à 07h50. Le ministre wallon plaide pour des aides envers ces trois secteurs fortement concernés par les mesures du Codeco.

Vers une double aide pour le secteur des discothèques ? 

"C'est vraiment un coup très très dur pour les secteurs concernés. Il faut savoir que les dancings et les discothèques sont restés fermés pratiquement toute la période concernée [ndlr, plus d'un an]. Depuis le début de la pandémie, on a eu une très brève réouverture. Effectivement, refermer au moment où des secteurs espéraient pouvoir se relancer et reconstituer un certain nombre de réserves d'activités, c'est vraiment une catastrophe", a-t-il martelé au micro de Fabrice Grosfilley. 

La semaine dernière, une demande d'aide a été mise en ligne, la 23e depuis le début du lancement de ces aides par la Région wallonne. Depuis le 24 novembre, cette mesure est donc accessible pour les acteurs des discothèques : 8.000 euros pour un indépendant qui travaille seul et jusqu'à 24.000 euros pour celui qui emploie 50 temps pleins. 


Tableau des aides pour le secteur des discothèques © communiqué de presse de Willy Borsus

Va-t-il falloir augmenter ces aides ? "Oui, je vais demander cette semaine de reproduire le même dispositif puisque l'indemnité qui est ouverte aujourd'hui couvre la période antérieure. Aujourd'hui, on fait face à une nouvelle fermeture. Il faut tenir compte des investissements, des charges fixes de ces établissements. D'où l'idée de reproposer une nouvelle intervention pour faire face aux conséquences de la fermeture, à partir de 8.000 et jusqu'à 24.000 en fonction de la taille de la discothèque", a détaillé le ministre wallon de l'Economie. 

Ainsi, Willy Borsus plaide pour une double aide pour le secteur des boîtes de nuit qui est particulièrement impacté depuis le début de la pandémie en mars 2020. Rappelons-le, les discothèques ont fermé pendant 18 mois, avant une brève réouverture de quelques mois durant l'été, puis un retour en arrière avec la mise à l'arrêt totale du secteur. Le ministre de l'Economie estime donc que doubler les aides déjà en place est une priorité pour aider le secteur à faire face à cette nouvelle fermeture: "Je vais proposer d'organiser à nouveau le dispositif et d'allouer à nouveau les mêmes sommes compte tenu du fait que la période se prolonge".

Il s'agirait de la 24e mesure d'aide débloquée par la Région wallonne depuis le lancement de ces aides. Au total, 270.000 dossiers ont été traités sur toutes les aides débloquées.

L'évènementiel et l'Horeca: autres secteurs impactés par les mesures du Codeco 

Un autre secteur concerné par les mesures du Codeco: l'évènementiel qui englobe les traiteurs, les organisateurs de réceptions, de soirées, etc. A l'heure actuelle, pas d'aides pour l'évènementiel, mais Willy Borsus plaide pour des aides financières pour l'évènementiel et l'Horeca. "Effectivement, je plaide pour qu'on intervienne en leur faveur également. Je vais rencontrer le secteur parce que contenu de la diversité des situations auxquelles ils doivent faire face, on doit pouvoir répondre de la façon la plus appropriée", a-t-il assuré.

En plus de ces mesures, Willy Borsus plaide pour une aide fédérale combinée : "Je pense, et j'espère, qu'il y aura aussi un volet fédéral avec la prolongation des droits passerelle ou de chômage économique de type corona, et le fait de pouvoir réintroduire la TVA à 6%. J'y suis très favorable", a-t-il expliqué. Actuellement, la TVA est à 21%. Son taux avait déjà été baissé lors de la 1ère vague afin d'aider ces deux secteurs à faire face à la fermeture. "La TVA amène de la liquidité dans les établissements Horeca. Avec la combinaison de mesures fédérales et de soutiens régionaux, on pourrait répondre à la situation", ajoute-t-il. 

Pour lui, c'est essentiel d'aider tous les secteurs impactés: "On ne peut pas ajouter de drame économique aux difficultés sanitaires et de santé publique extrêmement importante que nous vivons", a-t-il conclut. 


 




 

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