Rénover les logements sociaux pour lutter contre la précarité énergétique

Rénover les logements sociaux pour lutter contre la précarité énergétique
Consommation

(Belga) "Rénover les logements sociaux pour améliorer leur performance énergétique doit être considéré comme un investissement et pas un coût", plaide mardi la plateforme de lutte contre la précarité énergétique, gérée par la Fondation Roi Baudouin.

"Pour beaucoup de locataires sociaux, la vétusté d'une partie du parc de logements sociaux est l'une des principales causes de leur précarité énergétique. Ils doivent consacrer une trop grande partie de leurs (faibles) revenus au paiement de factures d'énergie et/ou limiter drastiquement leur consommation", souligne la plateforme en rappelant qu'un ménage sur cinq, en Belgique, est concerné par cette précarité énergétique. Pour étayer ses recommandations, cette dernière a fait réaliser une étude sur les coûts et les bénéfices d'une rénovation visant à rendre le parc de logements sociaux plus économe en énergie. "Comme cette recherche s'appuie inévitablement sur certaines hypothèses, elle doit être interprétée avec la prudence requise. Elle montre cependant que les investissements nécessaires sont considérables, mais génèrent des retombées importantes, aussi sur le plan financier", explique-t-elle. En moyenne, chaque euro investi par les autorités régionales génère un retour financier de 0,69 euro (au niveau national), en grande partie grâce au développement du secteur de la construction. Cet effet varie de 0,46 euro en Wallonie et 0,59 euro à Bruxelles, à 1,02 euro en Flandre. Les écarts entre Régions s'expliquent par les différentes clés de répartition pour le financement entre Région et sociétés de logements sociaux - le calcul étant basé sur la situation actuelle, détaille la plateforme. "Investir dans l'efficacité énergétique des logements sociaux bénéficie également aux locataires, qui voient le montant de leur facture d'énergie diminuer. Dans l'hypothèse où les locataires tirent intégralement profit de la baisse de consommation, la précarité énergétique dans les logements sociaux pourrait passer de plus de 25% à 11%, même selon les hypothèses les plus prudentes", ajoute-t-elle. Forte de ces chiffres, la plateforme a formulé plusieurs recommandations, portant notamment sur le financement de la rénovation énergétique, avec entre autres la nécessité d'améliorer le cadre réglementaire pour favoriser les méthodes de financement alternatives, ainsi que sur les aspects juridiques et techniques de ces rénovations. "Il faut enfin investir dans l'accompagnement des locataires sociaux dans la gestion de leur consommation d'énergie", conclut-elle. (Belga)

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