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France/Assises du Gard: de 12 à 25 ans de réclusion pour un home-jacking mortel

(Belga) Trois hommes et une femme de la même famille ont été condamnés vendredi soir par la Cour d'Assises de Nîmes à des peines de 12 à 25 ans de réclusion criminelle pour une tentative d'extorsion à domicile ultra-violente qui s'est soldée par la mort d'un artisan début 2017.

Manix Gomez, 38 ans, considéré comme l'organisateur de cette opération ultra-violente et celui qui a provoqué la blessure mortelle après avoir infligé à la victime coups de poings, de pieds, de sabre, a été condamné à 25 ans de réclusion vendredi soir au terme de cinq heures de délibérations. Son fils Joseph, âgé de 22 ans, qui niait avoir porté des coups à Patrice Coffy le 17 janvier 2017, n'a pas convaincu la cour qui l'a condamné à 18 ans de réclusion. Brigitte Mazet, 41 ans, belle-soeur de Manix a pour sa part écopé de 17 ans pour sa participation jugée active à cette "tentative d'extorsion avec violence ayant entraîné la mort". Une peine de 12 ans de réclusion à été prononcée à l'encontre de Lucien Gomez, cousin des autres accusés, pour avoir donné l'idée de cette expédition mortelle. De 10 à 30 ans de réclusion avaient été requises jeudi soir contre ce quatuor "sordide" lors de ce procès qui s'était ouvert mardi. "On a constaté des traces de sang jusqu'au plafond", avait lancé l'avocat général Hervé Poinot. "On dirait un film de Tarantino mais là c'est du réel ! ", s'était-il exclamé, parlant "d'agression sauvage", "d'acharnement" et de "tabassage en règle pour faire avouer coûte que coûte une chose qui n'existait pas". Cette agression à domicile d'une extrême violence menée le 17 janvier 2017 à Massillargues-Attuech (Gard) visait à dérober une mallette censée contenir 200.000 euros. Mais Patrice Coffy, l'artisan quinquagénaire ciblé était en réalité en redressement judiciaire et ruiné et l'existence du magot semble avoir relevé d'une rumeur dont les conséquences ont été terribles. L'avocat général avait souligné jeudi les terribles "souffrances" de la victime morte après "une longue agonie". Le cadavre "présentant de nombreuses traces de violences, les chevilles entravées avec un lien de type Serflex, était retrouvé dans une mare de sang, allongé torse nu, sous un bureau" à son domicile, selon le dossier d'accusation. L'autopsie a montré "une extrême intensité dans les coups portés: fractures du nez, du poignet, du coude gauche, des deux clavicules, de trois côtes, de l'occipital droit avec plaie béante, de très nombreuses tuméfactions sur le buste et le visage". (Belga)

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