La "BANDE DES TEC" devant le tribunal de Charleroi: ils rackettaient et agressaient des adolescents et des personnes âgées

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Sept membres de la "bande des Tec" ont comparu mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour une série d'agressions commises notamment dans les transports en commun, entre janvier 2016 et mars 2017. Le parquet a requis plus de 25 ans de prison au total.


L'enquête démarre après une violente bagarre avec des agents du TEC Charleroi

En janvier 2017, une violente bagarre avec des agents du Tec avait attiré l'attention des autorités sur une bande de jeunes qui errait dans les stations de métro et à la gare de Charleroi-Sud. Ce jour-là, les contrôleurs avaient interpellé l'un d'eux alors qu'il importunait des navetteurs. Il s'était rebellé et ses complices étaient descendus sur les voies pour y prendre des pierres et les jeter sur les agents qui avaient amené le jeune dans un local sécurisé. Sept agents ont été blessés et cinq ont subi une incapacité de travail de plus de 4 mois. Les forces de l'ordre ont identifié sept majeurs et une série de mineurs appartenant à cette bande. Au total, une trentaine d'agressions leur ont été attribuées.


Double agression d'une septuagénaire

Selon la substitute Dutrifoy, les auteurs rackettaient principalement des adolescents, des jeunes femmes, voire des personnes âgées. Le parquet a relevé la double agression d'une septuagénaire de Jumet, le 10 janvier 2017. La victime avait été cambriolée et quatre individus étaient revenus quelques heures plus tard pour l'agresser, en lui portant un coup de bâton sur le crâne.


Sentiment d'insécurité

Selon le ministère public, cette bande a augmenté le sentiment d'insécurité auprès des usagers des transports en commun. Tous ont reçu des avertissements et n'en ont pas tenu compte. Libérés sous mesures alternatives, certains ont déjà récidivé. L'un d'eux est d'ailleurs sous mandat d'arrêt pour deux braquages commis depuis lors.

Au terme de son réquisitoire, la substitute Dutrifoy a requis des peines de 4 à 8 ans de prison à l'encontre de quatre prévenus et ne s'est pas opposée à des mesures plus favorables pour les trois autres.

Quatre membres de la bande sur les sept étaient présents et seuls deux d'entre eux ont eu recours à un avocat. Ces derniers ont sollicité des acquittements partiels pour certaines préventions et, pour le reste, un sursis pour ce qui excède la détention préventive, voire l'absorption partielle avec d'autres faits déjà jugés. Les conseils des prévenus ont reconnu que leurs clients, en décrochage et sans famille, avaient commis des faits graves, mais qu'il fallait également tenir compte de leur parcours de vie difficile. Jugement le 14 mars.

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