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Un maître-nageur voyeur de la piscine de Fléron invitait ses contacts, mineurs, à se livrer, parfois en duo, à des jeux sexuels

Un maître-nageur voyeur de la piscine de Fléron invitait ses contacts, mineurs, à se livrer, parfois en duo, à des jeux sexuels

Un ancien maître-nageur de la piscine de Fléron a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de différents faits de pédophilie. Les agissements de cet habitant de Slins, âgé de 28 ans, avaient été découverts lorsqu'il avait commis un fait de voyeurisme dans les cabines de la piscine où il était employé.


Son voisin de cabine l'avait surpris alors qu'il le filmait sous la cloison au moyen de son GSM

Le 18 mars 2016, un nageur de la piscine de Fléron avait surpris son voisin de cabine alors qu'il le filmait sous la cloison au moyen de son GSM. L'individu avait été poursuivi et rattrapé. Il s'agissait d'un maître-nageur qui se livrait à du voyeurisme. L'analyse du GSM du voyeur et ensuite de son ordinateur avait permis de découvrir des faits de pédophilie. L'ordinateur contenait 72 photos prises à la piscine de Fléron et 350 photos pédopornographiques issues de captures d'écrans réalisées sur des webcams.


 Des actes de pénétration et de masturbation avaient été sollicités et mis en oeuvre

L'analyse avait aussi permis de découvrir que le prévenu avait créé un faux profil sur les réseaux sociaux et qu'il se faisait passer pour une jeune fille de 14 ans. L'enquête avait permis de démontrer que ce profil était utilisé pour duper de nombreux adolescents sur Internet. Des jeunes âgés de 13 à 16 ans étaient tombés dans le piège. Le prévenu, sous son faux profil, leur avait diffusé une vidéo contenant les ébats entre deux jeunes filles. Il avait invité ses contacts à se livrer, parfois en duo, à des jeux sexuels devant leurs webcams. Des actes de pénétration et de masturbation avaient été sollicités et mis en oeuvre. Le parquet a retenu douze préventions de viols, d'attentats à la pudeur, d'atteinte aux moeurs, de voyeurisme ainsi que de diffusion et détention de matériel pédopornographique. Une peine de 4 ans de prison a été requise. L'avocat du prévenu a sollicité une peine assortie d'un sursis probatoire. Le jugement sera prononcé le 16 mars.

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