"Davantage une communication de campagne qu'un vrai plan d'avenir"

(Belga) Pour Ecolo-Groen, le Pacte d'investissement présenté aujourd'hui par Charles Michel s'apparente "davantage à une communication de campagne" qu'à un "vrai plan d'avenir", qui dépasse les clivages politiques et qui répond aux besoins réels de la Belgique.

Sur la base des éléments actuellement dévoilés, les écologistes doutent en effet que ce 'pacte' soit à la hauteur des changements structurels nécessaires pour relever les défis, notamment "climatiques et environnementaux" et ainsi assurer notre avenir commun. Les écologistes avaient lancé leurs propres travaux, dès octobre 2017, afin d'établir une vision d'avenir d'ici 2030 et les projets concrets permettant de la réaliser. BE.invest a ainsi été développé, en concertation avec divers experts et des représentants de la société civile. BE.invest présentait ainsi "des priorités claires, en termes d'énergies renouvelables, de mobilité durable et du développement de l'économie numérique". "Mais nous constatons ici que le Premier ministre prend une nouvelle fois les choses à l'envers. Il ne fixe pas de vision avant de déterminer les façons d'y arriver. Il parle d'argent - d'abord 30 milliards ; maintenant 150 milliards - mais ne parle que trop peu des choix qui seront opérés et encore moins des réorientations structurelles nécessaires", déplorent les députés Jean-Marc Nollet et Kristof Calvo. Le coprésident d'Ecolo Patrick Dupriez constate également que la transition écologique et la lutte contre le dérèglement climatique restent trop cantonnés à la marge du projet de pacte. Convié, Ecolo-Groen s'était joint à la discussion parlementaire qui avait accompagné les prémices du pacte dont les auteurs assurent vouloir transcender les enjeux partisans. "Il y a bien eu des contacts, mais cela ne suffit évidemment pas à aboutir à un plan soutenu", regrette Jean-Marc Nollet. Les Verts se félicitent que le président de la Chambre Siegfried Bracke a accepté que le pacte puisse être débattu au parlement. "Un tel pacte dépasse largement l'actuelle législature, certainement lorsque celle-ci touche à sa fin. Il est donc logique que le Parlement puisse s'en saisir dès à présent", conclut Jean-Marc Nollet. (Belga)

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