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"Laissons le temps à l'ISPPC d'exécuter les décisions", estime Pierre-Yves Dermagne

(Belga) "Laissons le temps à l'ISPPC, l'intercommunale de santé publique du pays de Charleroi, d'exécuter les décisions prises ainsi que les autres mesures qu'elle s'est engagée à entreprendre", a répondu mardi le nouveau ministre wallon des Pouvoirs locaux, le socialiste Pierre-Yves Dermagne, au chef de groupe du PTB, Germain Mugemangango, qui l'interrogeait, en commission du parlement wallon, sur la possibilité d'envoyer, au sein de l'intercommunale, un délégué au contrôle.

"L'envoi d'un commissaire spécial du gouvernement ou d'un délégué au contrôle nécessite des formalités préalables et la procédure ne peut être enclenchée que si l'intercommunale n'applique pas ou pas suffisamment les décisions prises" par la tutelle, a expliqué Pierre-Yves Dermagne. "A ce stade, j'enfreindrais les règles de base de l'autonomie locale en faisant ingérence dans le management de l'ISPPC", a-t-il ajouté en assurant toutefois qu'il restera "particulièrement attentif" à l'évolution de la situation "sur la base des rapports de la task force désignée pour épauler le management de l'intercommunale dans la mise en oeuvre d'une série de dispositions en conformité avec le code de la démocratie locale", a encore précisé le ministre. Fin août, l'ancienne ministre des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), avait annulé une série de décisions du conseil d'administration de l'ISPPC, portant notamment sur la création d'un poste de conseiller général qui semblait taillé sur mesure pour l'un des administrateurs, Thomas Salden, demi-frère de l'ex-président du MR, Olivier Chastel. Le 10 septembre dernier, le conseil d'administration de l'intercommunale avait finalement décidé d'abandonner cette piste. (Belga)

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