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Chars et costumes aux relents antisémites au Carnaval d'Alost: la Première ministre s'exprime...

Chars et costumes aux relents antisémites au Carnaval d'Alost: la Première ministre s'exprime...

Ce dimanche, suite à la polémique sur de nouvelles représentations au caractère antisémite au Carnaval d'Alost, le cabinet de la Première ministre Sophie Wilmès a émis un communiqué donnant la position du gouvernement en affaires courantes sur le sujet. Une position plutôt neutre qui renvoie au rôle de la justice pour déterminer ce qui tient de l'antisémitisme ou de la liberté d'expression, même si la Première ministre évoque un problème au niveau du vivre ensemble et de la réputation de notre pays.

Des chars qui "portent préjudice à nos valeurs et la réputation" de la Belgique

"Le Gouvernement fédéral est sensible aux réactions qu’ont suscités certains chars et costumes de l’édition 2020 du Carnaval d’Alost. Ce n’est pas la première fois que certains agissements se retrouvent sous les feux des critiques, notamment pour leurs représentations de la communauté juive. Si ces faits ne résument pas le Carnaval d’Alost, ils portent toutefois préjudice à nos valeurs ainsi qu’à la réputation de notre pays", explique le communiqué.

Liberté d'expression ou antisémitisme ? À la justice de trancher

"Le Gouvernement fédéral tient à rappeler que la Belgique est une démocratie fondée sur des libertés fondamentales dont fait partie la liberté d’expression. Cette valeur implique notamment la liberté de critiquer, de blasphémer, de caricaturer. Il reconnait également que, de manière générale, le carnaval est traditionnellement une célébration culturelle qui endosse une fonction sociale de catalyseur dans notre société et ce, depuis de nombreux siècles", poursuit-il, avant de rappeler que "cette liberté évolue dans un cadre légal précis qui vise à protéger les individus du racisme, de l’antisémitisme et des autres discriminations liées à des critères comme, par exemple, le genre, l’âge ou l’orientation sexuelle. La Belgique est un état de droit. Il revient donc aux institutions compétentes et à la justice de déterminer si les faits qui se sont déroulés pendant le carnaval enfreignent la loi."

Contre-productif pour le vivre ensemble

"L’utilisation de stéréotypes, de référents stigmatisant des communautés, des groupes humains sur base de leurs origines conduit aux divisions et met en péril le vivre ensemble. A fortiori, quand il s’agit d’actions conscientes et répétées. Notre pays s’honore de sa volonté de lutter sans relâche contre ces dérives. Le Gouvernement fédéral s’y emploie quotidiennement. C’est d’ailleurs l’essence-même de la Conférence interministérielle contre le racisme qui vient d’être mise en place cette semaine. Le Gouvernement fédéral appelle au dialogue et à l’empathie entre les individus ainsi qu’à la responsabilité des différents intervenants", termine le communiqué.

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