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Vous êtes à la recherche d'un emploi? Vous pourriez le trouver en Flandre

Vous êtes à la recherche d'un emploi? Vous pourriez le trouver en Flandre

La Flandre entend attirer chaque année 2.500 chercheurs d'emploi wallons supplémentaires pour pallier le manque de main-d'oeuvre constaté dans certaines régions du nord du pays.


De nombreuses offres d'emploi restent sans réponse en Flandre

Les ministres flamand et wallon de l'Economie, Philippe Muyters et Pierre-Yves Jeholet, ont signé lundi un accord en ce sens, lequel vise notamment à assurer les formations en néerlandais nécessaires à pareil transfert de l'autre côté de la frontière linguistique. Voilà 30 mois consécutifs que le chômage diminue en Flandre où de nombreuses offres d'emploi restent sans réponse. En Wallonie aussi, le chômage diminue, mais moins vite qu'au nord du pays.

En 2017, la Wallonie comptait encore près de 220.000 demandeurs d'emploi. "Pourquoi dès lors ne pas mieux collaborer avec la Wallonie alors que certaines régions, comme le sud-ouest de la Flandre, sont dans une situation de quasi plein emploi et où les employeurs peinent à trouver du personnel", fait valoir le ministre flamand.


Le Forem cherche déjà parmi les demandeurs wallons des profils correspondant à ceux recherchés au nord du pays

Face à cette forte demande de la Flandre, le Forem cherche déjà parmi les demandeurs wallons des profils correspondant à ceux recherchés au nord du pays. Quelque 1.500 Wallons vont ainsi déjà travailler en Flandre chaque année, mais l'objectif est de porter maintenant ce chiffre à 2.500. Le ministre Muyters ne veut pas que la connaissance du néerlandais soit considérée comme un préalable à l'emploi, mais plutôt comme une compétence. Néanmoins, si des Wallons sont prêts à apprendre le néerlandais auprès de leur employeur flamand, le VDAB, l'équivalent flamand du Forem, est alors prêt à prendre les frais de formation à sa charge. "Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas en Wallonie de métiers en pénurie", insiste le ministre Jeholet. "Mais la situation en Flandre est vraiment particulière, et nous devons y répondre. Certains demandeurs d'emploi habitent à quelques kilomètres à peine de la frontière linguistique"

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