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La nouvelle coalition bruxelloise "déjà" sur les rails: cela peut-il nuire aux négociations dans les autres niveaux de pouvoir?

Après DéFI, Ecolo a donné son feu vert à l'ouverture de négociations avec le PS à Bruxelles. Si ces pourparlers aboutissent, la nouvelle coalition à la région bruxelloise, PS-DéFI-Ecolo, sera donc la première mise en place après les élections. Relégué dans l'opposition, le MR dénonce une "précipitation" qui pourrait nuire aux négociations dans les autres niveaux de pouvoirs. RTL INFO a récolté les réactions des partis qui se retrouveront à la table des négociations.

Les Ecolo ont donc validé la décision hier soir. Avec le PS et DéFI, ils écriront dans les prochains jours le programme du futur gouvernement bruxellois. Exit donc le MR à Bruxelles. Alors que rien n'est encore fait ailleurs. N'y a-t-il pas un risque dès lors de compliquer la discussion en Wallonie? Zakia Khattabi, coprésidente d'Ecolo, répond au micro RTL INFO de Mathieu Col: "On ne peut pas dire que c'est de la précipitation, et puis je pense que le climat bruxellois est serein, et je trouve que c'est un exemple, sans doute à suivre. Je ne parle pas des acteurs autour de la table, mais en tout cas, un peu de sérénité fait du bien à l'ensemble du pays et j'espère que ça permettra aux uns et aux autres de se dire que ça vaut quand même la peine de se mettre autour de la table".


"Je crois même que ça va amener du côté wallon la volonté d'aller de l'avant"

Pour Olivier Maingain, le président de DéFI, qui est l'autre partenaire, cet accord pourrait même faciliter les choses: "Je crois même que ça va amener du côté wallon la volonté d'aller de l'avant, et j'ose croire que ça pourra se faire dans les prochains jours ou les prochaines semaines, et c'est la logique fédérale. D'ailleurs, les votes ne se font pas de la même manière dans les deux régions, on voit bien où il peut y avoir des nuances ou des différences, même s'il y a des tendances parfois qui sont communes".


"N'hypothéquons pas les discussions, et puis on verra"

Et à la fédération Wallonie-Bruxelles, quelles conséquences avec des libéraux potentiellement en majorité en Wallonie et dans l'opposition à Bruxelles? Comment négocier sur le décret inscription par exemple, ou le tronc commun? "Moi, je ne prendrai pas la responsabilité dans le cadre de ce débat-là. Le cdH a fait un choix de se mettre hors de la discussion, c'est eux qui prennent un risque, par rapport à des projets qui, me semblait-il, étaient important pour eux. Pour le reste, n'hypothéquons pas les discussions, et puis on verra", réagit Zakia Khattabi.

D'ici quelques jours, les réelles discussions commenceront. Il faudra alors se mettre d'accord sur le métro, le péage urbain, la construction de nouveaux logements… Chacun devra faire des concessions, c'est le jeu de la négociation.

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