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Le secteur remet un avis favorable sur la future structure du paysage radiophonique

(Belga) Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), via son Collège d'avis qui représente les professionnels du secteur, a remis un avis globalement positif sur les projets d'arrêtés relatifs au prochain plan de fréquences radiophoniques. "La nouvelle proposition d'architecture numérique permettra a priori à l'ensemble des acteurs du paysage radiophonique belge francophone de trouver une place qui leur convient, que ce soit avec une couverture communautaire, provinciale ou locale", se réjouit l'instance mardi dans un communiqué.

Les fréquences hertziennes ne sont pas illimitées. Pour accéder au spectre, les éditeurs doivent répondre à un appel d'offres, à charge du Collège d'autorisation et de contrôle du CSA de départager les candidatures. La dernière procédure remonte à 2008. Cet été, le ministre francophone des Médias Jean-Claude Marcourt a remis ses projets d'arrêtés en vue de lancer, avec retard, le prochain appel d'offres. Ces textes définissent aussi la future architecture des réseaux radiophoniques, en analogique (FM) ainsi que, pour la première fois, en numérique (DAB+). "Les radios en réseau national ou provincial qui postulent pour une place en FM auront l'obligation d'émettre le même programme sur le nouveau réseau numérique. La technologie DAB+ permettant une augmentation de la capacité disponible, de nouveaux services pourront trouver la voie des ondes, tant pour le service public que pour les opérateurs privés", souligne le CSA. Son Collège d'avis regrette toutefois que le gouvernement n'ait pas prévu de délai de mise en oeuvre des fréquences numériques: il serait dommage que certains "s"assoient" sur les ressources qui leur sont accordées sans les exploiter, s'inquiète-t-il, tandis que le DAB+ ne sera pas rentable pour les chaînes tant que les auditeurs ne se tourneront pas en masse vers cette technologie. Les radios indépendantes, elles, ne sont pas soumises à la même obligation mais, d'après le régulateur, une majorité d'entre elles souhaite une place dans la nouvelle architecture numérique. L'émission simultanée en analogique et en numérique aura cependant "un coût non négligeable". Aussi le Collège d'avis demande-t-il au gouvernement de communiquer rapidement sur le montant de l'enveloppe prévue pour soutenir les éditeurs, ainsi que sur la manière dont les moyens seront répartis. (Belga)

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