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Dépenses militaires: Charles Michel explique comment la Belgique va devoir trouver "quelques milliards d'euros"

Lors du sommet de l'Otan qui s'est clôturé jeudi, le président américain Donald Trump a pressé les autres pays membres de l'Alliance à atteindre les 2% de PIB en dépenses militaires plus rapidement. Il a tapé du poing sur la table et a finalement obtenu, selon lui, l'engagement des alliés. 

Invité de Bel RTL ce vendredi matin, le Premier ministre, Charles Michel, interrogé par Martin Buxant, est revenu sur ce sommet de l'OTAN et sur les engagements pris par la Belgique.

La Belgique a notamment confirmé son engagement de consacrer 2% de son PIB à ses dépenses militaires...

"Effectivement, on s’est engagé depuis le début de la mise en place de gouvernement à augmenter nos dépenses en matière militaire. La première priorité était d’arrêter de faire des économies, ce qui avait été le cas pendant de très nombreuses années. Nous allons donc poursuivre les programmes d’investissement", a expliqué Charles Michel.

Qu’est-ce que cela représente comme dépense? 

"On est aujourd’hui à 0,93%. Cela veut donc dire que dans chaque exercice budgétaire et pour les prochains gouvernements, on va devoir régulièrement poursuivre des programmes d’investissement pour progresser vers ces 2%."


Concrètement, c’est un effort de combien de milliards d’euros?

"Il faudra au moins doubler le budget donc c’est quelques milliards d’euros dont il s’agit. C’est pour ça qu’on ne peut pas le faire en une fois. Ce n’est pas une question de montant mais d’utilisation des moyens. Par exemple, la Belgique est reconnue comme étant performante quand on parle de nos équipements et dans notre capacité à déployer des hommes notamment dans des opérations à l’étranger. Nous avons des militaires belges qui assurent notre protection dans la région Baltique (en Irak ou en Syrie). Nous sommes un partenaire loyal et solide. Et il y a la nécessité depuis quelques années de renforcer les efforts pour la sécurité."

Quand va-t-on doubler ces montants ?

"Je ne peux pas donner d’échéance car il faudra voir budget après budget. Ce n’est pas flou mais responsable."

L’opposition, le parti socialiste, expliquait qu’il fallait avoir l’honnêteté de dire que consacrer 2% du PIB à des dépenses militaires, c’était de trop…

"Alors le PS a changé d’avis puisque mon prédécesseur qui était au sommet en 2004 ne s’est pas opposé à cette décision de nos partenaires de l’Otan."

Une décision qui a été prise sous pression du président américain qui était au sommet de l’Otan ?

"Non puisque nous avons décidé d’arrêter les économies dans la défense en Belgique avant qu’il ne soit élu. C’était donc un choix du gouvernement. Nous pensons qu’il y a des nouvelles menaces terroristes, différentes de ce que nous connaissions dans le passé, des cyberattaques et l’insécurité dans le Sud de l’Europe,... Notre responsabilité est donc d’être un partenaire loyal pour garantir la sécurité."

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