Première grève avec 'service minimum' à la SNCB: le ministre Bellot réagit face aux rumeurs de sabotage syndical

Les cheminots sont en grève pour deux jours, à partir de ce soir 22 heures. Deux jours pour protester contre la réforme des pensions, et le fait que les cheminots ne soient pas tous automatiquement versés dans les métiers pénibles. Pour la première fois, le service minimum sera appliqué... Mais le sera-t-il vraiment ?

Le ministre fédéral de la mobilité François Bellot (MR) était l'invité d'Antonio Solimando jeudi matin, à quelques heures du début des 48 heures de grève de la SNCB pour protester contre le pénibilité du métier de cheminot. Pour la première fois, un service minimum, ou 'service garanti', est annoncé. Les navetteurs sont prévenus depuis hier soir des trains qui seront en circulation. On prévoit en moyenne un train sur trois.

Est-ce que les informations du site ou de l'application SNCB sont fiables ? Les navetteurs auront-ils réellement leur train annoncé vendredi matin ?

"Le degré de prévisibilité est identique que pour tout jour normal. Ce n'est pas parce que c'est 'service garanti' demain qu'il n'y aura pas d'incidents. Encore hier, des trains ont été 'caillassés' à la gare du Nord. La vie continue, indépendamment du fait qu'on assure un service garanti. C'est une première en Belgique, on fera une évaluation de la situation dès lundi prochain".

Par rapport aux syndicats: des rumeurs circulent évoquant des obstructions de voies pour faire capoter ce service garanti, ou pour prouver qu'il ne fonctionne pas.

"Ils s'exposent à des sanctions et aux mesures habituelles. L'obstruction des voies est un fait grave qui peut mettre en danger".

Et si des cheminots se déclarent malades en dernière minute demain matin ?

"Ecoutez, ce soir, quelqu'un peut avoir une grippe ou un rhume, c'est un phénomène général. La crédibilité syndicale sera en jeu et en péril parce que dire qu'un mode de grève, c'est de demander aux gens de tomber malade, c'est tout de même assez particulier. Et j'ose espérer qu'on a encore affaire à des syndicats responsables, ce que je crois. Je rencontre régulièrement des représentants syndicaux et des dirigeants, et ce sont des gens responsables, qui connaissent les limites de leur responsabilité. Et celles et ceux qui s'exposeraient à de telles actions prendraient des risques".

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