1 Besoin de plus de fraîcheur
Ecran/frigo/climatiseur. Ces dernières heures, les sources d’énergie se multiplient. Dans une maison de repos, par exemple, les pièces peuvent être maintenues à 22 degrés. A l’extérieur, l’activité des générateurs fait donc grimper la facture d’électricité. "On en a beaucoup besoin pour les endroits qui doivent refroidir": les pièces de vie, les serveurs informatiques, salles individuelles...
2 Une production d’énergie moins performante
Actuellement, le prix d’un mégawattheure est de 408,21€: c'est un coût élevé pour une journée d’été. En cause: la forte demande des systèmes de refroidissement. Avec la faiblesse du vent, les éoliennes ralentissent, les centrales au gaz doivent donc tourner plus longtemps le soir. D’autant que plusieurs centrales nucléaires françaises sont aussi en maintenance : la production est à 50% de ses capacités.
3 La chaleur qui assèche les cours d’eau
Maxime Beguin est CEO de Comparateur-energie.be explique que le "phénomène est accentué par la sécheresse et les températures assez élevées, les cours d’eau, eux, ont un débit très moindre du coup ça pose problème pour les centrales qui doivent être refroidies pour fonctionner correctement. Donc on doit réduire la puissance des réacteurs qui fonctionnent toujours parce qu’il y a moins de débit dans les cours d’eau".
4 Des fournisseurs pas toujours bien choisis
D’après le régulateur belge, 1/10 habitant est chez le fournisseur d’énergie le moins cher du pays. Alors qu’1/3 ménage opte pour l’offre la plus chère du marché.
"Pour le simple mois de juillet, quand on regarde l’écart entre les offres les plus compétitives et les moins compétitives en électricité, il y a un écart de 500€ et sur le gaz 436€, reprend Maxime Beguin. Donc si le ménage opte pour la mauvaise offre, en électricité et en gaz, il peut payer jusqu’à 900€ plus cher que les offres les plus compétitives du marché."
Le potentiel d’économie est estimé en Wallonie de 100 à 360€/an pour l’électricité.
