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"Le bilan des soldes est mitigé, mais on s'y attendait" : pourquoi les commerçants relativisent-ils ce mois de juillet en demi-teinte?

Les soldes se terminent officiellement demain. Pour les commerçants, c'est déjà l'heure de tirer un premier bilan. Et il est plutôt mitigé cette année. La canicule et étonnamment, la coupe de monde, ont fait baisser les ventes, comme l'ont constaté Mélanie Renda, Denis Caudron et Xavier Gérard pour le RTL info 13h.

Au rayon des affaires soldées, il ne reste pas grand-chose. Presque tout est parti dans le magasin qu'a visité notre journaliste RTL info. Portant, les commerçants sont mitigés. Interrogés par le syndicat neutre pour indépendants, seuls 4% d'entre-eux ont vu leur chiffre d'affaire augmenter durant le mois de juillet. A l'inverse, 20% de ceux qui ont été sondés par l'Union des classes moyennes enregistrent une baisse.

"Le bilan est mitigé mais on s'y attendait. Actuellement, nous avons des réductions durant pratiquement toute l'année donc la période des soldes n'est plus aussi importante qu'avant", note Stéphanie Hyvrard, directrice d'un magasin de prêt-à-porter.

Dans une parfumerie, le constat est le même face au bilan de ce mois de juillet. Les clients ont surtout acheté des petits produits, et régulièrement, les rayons sont restés vides, notamment durant les fortes chaleurs.


Coupe du monde et 21 juillet

"Il y a eu la coupe du monde, qu'il ne faut pas oublier. Nous avons eu un jour férié durant un week-end (le 21 juillet tombé un samedi, NDLR). En général, tous les samedis, nous travaillons excessivement bien. Et la chaleur, tout ça, ça a été imprévisible donc ça nous a fait perdre une certaine marge", explique Lola Ayari, adjointe dans une parfumerie.

Les commerçants s'accordent : les soldes d'été n'ont plus tant de succès que par le passé. Des offres et promotions sont proposées toute l'année. Et à cela s'ajoute la concurrence des boutiques en ligne.

"Beaucoup de commerçants estiment que les gens font du repérage dans leur boutique, essayent le vêtement, la paire de chaussures, et puis font l'achat en ligne parce qu'ils cherchent la meilleure affaire", estime Clarisse Ramakers, directrice des études à l'Union des classes moyennes. 

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