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1 Wallon sur 10 ne parvient pas à payer ses factures d'énergie: à Charleroi, les structures d'aide ne suivent plus

En Wallonie, de nombreux ménages peinent à payer leur facture d'électricité et de gaz. Un Wallon sur 10 est en retard de paiement. La dette moyenne des clients en défaut est de 215 euros en moyenne, et le trou dans la caisse des fournisseurs avoisine les 50 millions d'euros. Face à ces difficultés, les Wallons peuvent demander une aide publique

Les maisons de l'énergie accueillent les bénéficiaires de l'aide sociale -, mais pas seulement. 5 à 6.000 personnes poussent les portes de celle de Charleroi chaque année. Les demandes d'aide augmentent : + 5 à 10% par an. Les impayés sont souvent en cause : le prix de l'électricité augmente et les revenus ne suivent pas.

"Ils viennent chez nous pour pouvoir établir un plan de paiement pour les impayés, explique Nicoletta Sinelli, tutrice énergie à la maison de l'énergie de Charleroi. Souvent, en cas d'urgence, ils viennent pour une coupure. Souvent la personne reçoit des courriers de la part d'Ores qui annonce la pose d'un compteur à budget, donc pour eux, c'est déjà une coupure".

Il y a eu 17.870 placements de compteurs à budget l'an dernier. L'énergie est alors prépayée. Des fonds fédéraux existent à destination des CPAS : 53 millions d'euros, mais ils n'ont pas été indexés depuis 2012.

"Si la situation ne change pas, il risque d'y avoir encore plus de poses de compteurs à budget"

"Les CPAS ont perdu des montants équivalents à 20 à 21 millions d'euro. Et donc, ils voient leurs moyens vraiment diminués pour aider ces gens. Ce qui veut dire que si la situation ne change pas, il risque d'y avoir encore plus de poses de compteurs à budget", explique Yves Peigneur, responsable de la maison de l'énergie de Charleroi.

Pour l'énergie, les CPAS disposent de moyens limités : à Charleroi, 800.000 euros en 2016, 425.000 euros cette année.

"Les bonnes années, on parvenait encore à répondre aux demandes jusqu'à la fin de l'année. Cette année-ci ça va être très très compliqué, donc on risque fort de se retrouver à court dans les mois qui viennent", ajoute Yves Peigneur.

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