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Après les inondations, le plan de reconstruction de la Wallonie est lancé mais il manque de bras

 
Inondations de la mi-juillet 2021
 

Le plan de reconstruction de la Wallonie est activé après les inondations qui ont frappé plusieurs régions cet été, mais il se heurte à un problème: le manque de bras... Le secteur de la construction souffre d’une pénurie. Plusieurs mesures concrètes ont été présentées ce matin par l’IFAPME (l'Institut wallon de Formation en Alternance et des indépendants et Petites et Moyennes Entreprises) et la Confédération construction Wallonie pour attirer les candidats. Des incitants financiers ont été annoncés parmi ces mesures, dont une prime de 100 euros pour les apprenants et la prise en charge des frais de scolarité.

Notre équipe de journalistes a suivi ce matin Quentin Rossi, 22 ans, qui réalise un examen de maçonnerie, dont l’épreuve de ferraillage. Sa formation est en alternance, à l’école et sur chantier. Il le sait : les ouvriers comme lui sont très attendus sur le terrain.

Quentin Rossi, apprenant en maçonnerie: "Vu les inondations qui ont tout ravagé. Il va falloir détruire pour tout reconstruire à nouveau. Si on vient ici, c'est pour devenir maçon. Malheureusement, les gens n'ont pas eu de chance, mais nous, ça va donner de l’emploi. On a hâte d’y aller..."

En Wallonie, 7.000 places sont vacantes dans le secteur de la construction. Le professeur de Quentin le constate : les inscriptions ne suffisent pas à satisfaire la demande. Il y a aussi les abandons.

Alexandre Tumerelle, formateur en maçonnerie et gros œuvre à l'IFAPME Charleroi déplore ces décisions: "Beaucoup d’apprenants sont en échec ou en abandon, c’est là où on pose le problème. Je pense qu'il faudrait qu'ils soient suivis. Des incitants, c'est bien, mais il faudrait mettre les métiers techniques plus en avant..." 

Pour attirer les candidats, des incitants financiers sont mis place pour créer un déclic.

Raymonde YERNA, administratrice générale de l’IFAPME -Institut wallon de Formation en Alternance les énumère: "C'est la gratuité des formations chez nous, pour les jeunes, c'est le remboursement du minerval pour tous ceux qui concluront une convention de stage en entreprise..."

Autre mesure : les apprenants toucheront 100€ supplémentaires en plus par mois.

Un tout jeune apprenti en formation recevra ainsi 376€ grâce à l’intervention du secteur.

Francis Carnoy, directeur général Confédération Construction Wallonie: "C'est quand même très attractif et c'est un geste que fait le secteur. pour montrer qu'il a besoin de ces jeunes, qu'ils cherchent à les attirer, qu'il fera tout pour leur trouver des stages en entreprises. Tout est fait pour augmenter l'embauche dans le secteur de la construction."

Une campagne est aussi lancée avec une journée découverte le 22 septembre dans les centres de formation. Et des rencontres avec les patrons sont prévues le 14 octobre. 


 

 




 

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