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Christine et Caroline ont changé radicalement de vie pour devenir agricultrices: "J'aime tout, je m'épanouis!"

Certaines femmes choisissent le métier d’agricultrices, nous en avons rencontré deux. Le changement fut radical dans leur vie, mais elles ne le regrettent absolument pas.

Caroline a 49 ans, elle est agricultrice à Maillen depuis 15 mois. Autrefois assistante en pharmacie, elle gère aujourd’hui un cheptel de 470 bovins. "Ça reste plus compliqué que le travail que j’avais auparavant mais c’est pas si compliqué que ça, on aménage notre travail pour faire en sorte que cela soit un petit peu plus facile."

Christine, elle, a 38 ans et agricultrice à Natoye depuis 7 ans. Sa spécialité : transformer le lait des vaches de la ferme familiale. "Le plus contraignant, c’est qu’il y a des cruches à porter, parfois assez lourdes, mais quand il y a moyen, on se fait aider un maximum, ce n’est pas trop grave!", dit-elle avec le sourire.


"On obtient quelque chose qui nous sort des tripes"

Elle aussi, travaillait en pharmacie. Christine produit désormais de la glace, du beurre et du yaourt. "Ce qui me passionne, c’est que je pense qu’on fait un produit fini de belle qualité. On obtient quelque chose qui vient de nous, qui nous a pris du temps qui nous sort des tripes."

"J’aime tout!", explique Caroline, entourée de ses bovins. "Franchement, je m’épanouis. Je travaille pour moi, c’est gratifiant."

Toutes les deux ont des enfants. Travailler parfois tôt le matin et souvent tard le soir, pour Caroline, c’est loin d’être un problème dans sa vie de famille.


"Avant, je ne voyait jamais ma maman!"

"C’est conciliable, c’est un métier qui se fait en famille, c’est vraiment très agréable de travailler comme ça."

"Avant, on se voyait jamais!", explique Emile, le fils de Caroline. "Maintenant, je la vois beaucoup plus, parce que je travaille toute la journée avec elle, sauf quand je suis à l’école."

Les deux agricultrices se connaissent. Caroline aide Christine dans son magasin à la ferme. Une coopération féminine dans un milieu très viril. Ont-elles le sentiment d’évoluer dans un environnement très machiste?


"On s'est battues, mais c’est un peu le parcours de la femme en règle générale"

"Je n’ai pas l’impression, je n’ai pas cette sensation de me dire qu’on me prend de haut", constate Christine. "On s'est battues, mais ça c’est un peu le parcours de la femme en règle générale pour avoir une place, pour avoir un titre d’agricultrice et ne plus être "la femme de"", dit Caroline.

Pas un seul instant ces deux filles d’agriculteurs n’ont regretté d’avoir changé de vie.

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