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Coronavirus: coiffeurs toujours fermés chez nous, des Belges se ruent dans les salons de l'autre côté de la frontière

 
CORONAVIRUS
 

Les salons de coiffure sont toujours fermés chez nous mais ils ont pu rouvrir de l'autre côté de la frontière, en France. Depuis plusieurs jours, de nombreux Belges n'hésitent plus à aller se faire couper les cheveux chez nos voisins.

J'étais à 50 mètres de la frontière, et ici on peut le faire, c'est à ne pas comprendre

Les carnets de réservations se remplissent de clients belges comme ont pu le constater sur place nos journalistes. Dans un salon de Jeumont, à quelques centaines de mètres de la frontière, 2 clients sur 3 présents sont des Belges.

Pour Dominique, c'est la première fois qu'il vient en France pour se faire couper les cheveux : "C'est impensable de tenir autant de temps avec des longs cheveux. J'étais à 50 mètres de la frontière, et ici on peut le faire, c'est à ne pas comprendre".

Depuis sa réouverture fin novembre, ce salon est pris d'assaut par les clients belges. "Tous nos nouveaux clients sont belges. Avec ce qu'il se passe pour le moment, on pense beaucoup à nos collègues coiffeurs en Belgique qui ne peuvent malheureusement pas rouvrir donc on s'occupe de leur clientèle en attendant", explique la manager du salon Mélyssa Brosse.

Ces Belges viennent parfois de loin : "On a tous les profils : des jeunes, des personnes plus âgées, qui viennent de la frontière comme Erquelinnes, des gens qui viennent de Charleroi, La Louvière et une aussi du barrage de l'Eau d'Heure".

Attestation de déplacement obligatoire

Les Belges sont aussi de plus en plus nombreux dans un autre salon de coiffure frontalier : une vingtaine de plus en 10 jours. "Je suis enchantée qu'on nous accueille en France", témoigne Marie-Christine qui ne pouvait plus attendre. "J'avais l'aspect très négligé, de grosses racines donc pour mon bien-être, j'en avais un grand besoin", confie-t-elle.

Avec cet afflux et les règles d'hygiène à respecter, comme la désinfection du matériel entre chaque personne, les coiffeurs comme Christelle doivent parfois refuser des clients. Elle a pourtant étendu son temps de travail : "J'ai encore des coups de téléphone pour avoir des rendez-vous, mais comme on est surbooké, on reçoit d'abord nos clients et s'il reste des places, je veux bien les prendre".

Les Belges qui vont se faire coiffer en France doivent se munir d'une attestation de déplacement sinon ils risquent une amende de 135 euros.

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