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Coronavirus et retour de vacances: des centres de dépistage ouverts dans les gares et aéroports, avec de gros problèmes à Bruxelles

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CORONAVIRUS
 

Brussels Airport a augmenté sa capacité de tests depuis ces derniers jours. Malgré quelques couacs de départ, tout s'est bien passé ce samedi, affirme samedi la porte-parole de l'aéroport.

Les résidents en Belgique de retour d'une zone rouge qui y ont séjourné plus de 48 heures doivent remplir le formulaire Passenger Locator Form (formulaire de localisation des passagers). Ils doivent aussi obligatoirement se soumettre à un test PRC le premier jour et le septième jour de la quarantaine. En théorie, pour passer ce test, un SMS contenant un code d'activation leur est envoyé après le remplissage du formulaire. Mais dans la journée de samedi, l’aéroport et les autorités ont finalement trouvé un accord pour pouvoir tester les voyageurs qui n’ont pas encore reçu leur SMS. 

La Belgique augmente donc sa capacité de dépistage en ce week-end de retour de vacances. Des centres sont ouverts dans des gares et des aéroports pour tester les vacanciers. Voici un tour d'horizon des moyens déployés.

Chaos à l'aéroport de Bruxelles: les SMS en retard

La capacité de dépistage a été augmentée à l'aéroport de Bruxelles. Près de 8.000 passagers par jour en provenance de zones rouges peuvent être testés depuis le 1er janvier, a annoncé jeudi le laboratoire privé Eurofins. La capacité de tests devait être quadruplée. Un deuxième lieu de tests a été créé dans le hall des arrivées et un drive-in a également été organisé.

Ce samedi en début de journée, nos reporters ont cependant constaté une situation quelque peu problématique à l'aéroport. La confusion venait de la lourdeur de la procédure. Dans d'autres pays, il suffit de présenter son billet d'avion pour se faire tester gratuitement. En Belgique, il faut remplir le formulaire, puis attendre de recevoir le SMS avec un code d'activation. Ce samedi matin, de nombreux passagers n'avaient pas reçu le SMS dans les temps. comme expliqué, plus haut l’aéroport et les autorités ont finalement trouvé un accord pour pouvoir tester les voyageurs qui n’ont pas encore reçu leur SMS. 

Ouverture de centres de dépistage aux aéroports de Charleroi et de Liège

A l'aéroport de Charleroi, une antenne de dépistage Covid-19 sera opérationnelle dès dimanche à 6h00 pour les passagers qui reviendront de zones rouges, indique samedi le cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale. Il sera accessible aux voyageurs moyennant l'octroi du numéro Inami par les autorités fédérales. Cinq lignes de dépistage seront mises à disposition des passagers qui reviennent de zones rouges et qui souhaitent se faire dépister sur place. Les équipes de la Croix-Rouge de Belgique et de l'aéroport assureront la gestion de ce nouveau dispositif, qui pourra procéder jusqu'à 750 tests par jour. Le nouveau centre sera ouvert de 6 heures à minuit.

A l'aéroport de Liège, un "village testing" a été ouvert pour ce week-end. Il peut tester plusieurs centaines de personnes en une journée.

Dans les gares

Un nouveau centre de dépistage a été ouvert dans la gare du Midi à Bruxelles. Il peut accueillir 750 personnes par jour. Après un contrôle mené par la police pour vérifier que les formulaires de localisation des passagers sont bien remplis, les passagers peuvent se faire tester directement dans la gare.
Le même type de dispositif a été organisé dans les gares de Liège-Guillemins et d'Anvers.

Quelques précisions sur les règles

Les résidents belges ne sont pas obligés de se faire tester à leur arrivée. Ils peuvent en effet aussi choisir de le faire ailleurs. "Mais les non-résidents qui ne disposent pas d'une preuve d'un résultat négatif au test seront escortés par la police jusqu'au centre de test", explique le microbiologiste Herman Goossens (UAntwerp), qui dirige le groupe de travail sur les tests.

Les résidents seront, eux, contrôlés par rapport au Formulaire de localisation du passager. Ceux qui ne l'auront pas rempli se verront infliger une amende, rappelle le microbiologiste, constatant que les gens ne s'y attendent souvent pas. Ceux qui sont restés à l'étranger pendant moins de 48 heures ne doivent, par contre, pas remplir ce document. Une mesure que Herman Goossens supprimerait pour ceux qui reviennent du Royaume-Uni. "Nous devons vraiment éviter que la variante britannique ne se répande ici", avertit-il.

Il ne suffit pas d'affirmer à la police que l'on ne se trouvait pas à l'étranger pendant plus de deux jours pour s'en sortir, prévient encore l'expert. Les forces de l'ordre demanderont en effet systématiquement les billets de train pour prouver que le séjour a bien duré moins de 48 heures.


 

 




 

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