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Dans 30 ans, il y aura plus de plastique que de poissons nos océans: comment peut-on changer la donne?

Dans 30 ans, il y aura plus de plastique que de poissons nos océans: comment peut-on changer la donne?
©Isopix

Le plastique dans les océans au cœur d'un sommet de l'ONU cette semaine à Nairobi au Kenya. Les 4.700 participants tenteront notamment de dégager un accord afin de réduire la présence de plastique dans les océans.

Plus de 100 millions de tonnes de plastique polluent actuellement les eaux de la planète, un chiffre qui augmente de 10 millions de tonnes chaque année, d'après l'ONU. D'ici 2050, l'organisation des Nations Unies estime qu'il se trouvera davantage de plastique que de poissons dans les mers. Jusqu'à présent, il n'y a pas d'accord légalement contraignant pour éviter qu'on en arrive à ce stade.

Depuis 2004, les grandes surfaces ont commencé à abandonner les sacs plastiques jetables et que depuis 2015 ils ont tous été supprimés aux caisses des supermarchés. Cela a permis d'économiser 4.560 tonnes de plastique en 10 ans. Mais ce n'est pas suffisant et les grandes surfaces en sont conscientes. Elles ont chacune leur stratégie. Par exemple, Lidl propose aux caisses des sacs fabriqués à base de canne à sucre et des sacs en tissu réutilisables. Objectif du magasin discount: réduire de 25% sa consommation de plastique d'ici 2025. Autre exemple: chez Carrefour, l'objectif 2025 est de supprimer tous les plastiques à usage unique. 


"Imposer l'interdiction"

Consommateurs et fabricants sont sensibilisés mais les autorités publiques européennes et belges ont un rôle important à jouer dans la réduction des emballages.

"C'est aussi au législateur d'imposer des interdictions d'emballages pas recyclables ou d'autres produits dommageables pour l'environnement, estime Gaëlle Warnant, d'inter-environnement Wallonie. Un autre aspect qui semble important et qui doit être discuté au niveau européen et même international, c'est l'élimination des substances toxiques qui peuvent hypothéquer la seconde vie du matériau qui est recyclé. Parce qu'on peut peut-être trouver des composants qu'on ne souhaite pas dans un plastique qui est recyclé et qui va se retrouver peut-être dans un ustensile de cuisine ou dans un jouet."

La spécialiste pense qu'un objectif "zéro plastique" est envisageable moyennant quelques habitudes à prendre: "Il faut privilégier les emballages réutilisables comme les gourdes en inox ou d'autres composants, des sacs en coton. Un objectif zéro plastique ça semble peut-être difficile à atteindre mais néanmoins, il y a un grand potentiel de réduction de consommation d'emballages en plastique, a encore ajouté Gaëlle Warnant. Je pense surtout qu'il y a une voie à ouvrir dans les emballages réutilisables dans différentes matières, mais aussi en plastique. Même si le plastique n'est pas recyclable à l'infini, ça permet aussi d'allonger le cycle de vie de l'emballage."

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