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Les gilets jaunes à Bruxelles et à Mons ce samedi: "Les tarifs d'Engie Electrabel sont les plus hauts d'Europe"

Les actions des gilets jaunes se poursuivent ce samedi. Avec notamment ce rassemblement devant le siège d'Engie-Electrabel à Bruxelles. Les gilets jaunes y dénoncent l'augmentation des factures d'énergie.

Une soixantaine de gilets jaunes se sont retrouvés, samedi après-midi, devant le siège social d'Engie Electrabel à Bruxelles, boulevard Simon Bolivar 34 à Bruxelles, près de la gare du Nord, pour dénoncer la hausse des factures d'électricité. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme. Aucun incident n'est à déplorer, selon la porte-parole de la zone de police Bruxelles-Nord, Audrey Dereymaeker.

"Les tarifs d'Engie Electrabel sont les plus hauts d'Europe. Selon une étude, les factures pour un ménage pourraient augmenter prochainement jusqu'à 2.500 euros par an. C'est énorme", a déclaré à l'agence Belga l'un des organisateurs de la manifestation.

Les manifestants ont réclamé une diminution de la TVA sur l'énergie de 21 à 6%, le paiement par Engie Electrabel de l'impôt "normal" sur les sociétés, la prise en considération du prix du carburant dans l'indexation des salaires, ou encore la hausse des salaires dans tous les secteurs.

Ils ont également scandé "non à la taxe carbone", revendiqué la gratuité des transports en commun et l'instauration du RIC, le Referendum d'Initiative Citoyenne.

Les gilets jaunes se sont ensuite déplacés jusqu'au siège de Proximus, situé non loin de là, boulevard du Roi Albert II 27 à Schaerbeek, pour y dénoncer la vague de licenciements annoncée dans cette entreprise semi-publique.


Un cortège à Mons

Une cinquantaine de gilets jaunes, selon la police, ont aussi mené une action de sensibilisation à Namur. Les militants ont tenu à rendre hommage à Roger B., le gilet jaune percuté et tué par un camion vendredi soir sur la E25. On a ainsi pu voir une pancarte "On lâche rien pour Roger", slogan repris à haute voix par les manifestants.

L'hymne des révolutionnaires italiens "Bella Ciao" a également résonné, alors que les contestataires distribuaient des tracts aux automobilistes pour leur expliquer leurs revendications et les inciter à rejoindre le mouvement. Hormis quelques rares conducteurs un peu agacés car ralentis, l'action a été très bien accueillie et s'est déroulée dans le calme et la bonne humeur, souligne la police. L'opération s'est terminée vers 12h30.

Une grande partie d'entre eux a ensuite pris la direction de Mons, où un grand rassemblement a démarré à 14h00. "L'idée c'est d'unifier tous les gilets jaunes du pays, d'être en masse à certains endroits", a expliqué Marcel Guillaume, un des militants namurois. "Auparavant, nous agissions de manière isolée, chacun dans notre ville, mais maintenant nous essayons vraiment de nous rassembler, tant dans l'action que dans la réflexion." "Non, le mouvement ne s'essouffle pas et personnellement je suis très optimiste", a-t-il conclu. 

Ils étaient plusieurs centaines présents en milieu d'après-midi. La manifestation s'est déroulée dans un calme relatif. Le cortège des gilets jaunes s'est progressivement formé samedi après-midi dans les environs de la gare de Mons. Ils se sont dirigées vers le centre de Mons via la rue des Capucins conduisant vers le centre historique de la ville. Les policiers montois encadraient les manifestants qui se sont dirigés vers la Grand-Place où ils ne se sont pas attardés. Ils ont ensuite emprunté divers axes du centre-ville. Le périphérique de Mons est par ailleurs bloqué.


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