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Caroline est tombée dans le panneau des arnaques aux faux emails de bpost: "Je me suis dit qu'il y avait un problème, c'était trop tard"

Caroline est tombée dans le panneau des arnaques aux faux emails de bpost:

Vous êtes nombreux à nous avoir signalé avoir reçu un email suspect comprenant le logo de bpost. "'Votre paquet' venant soi-disant de bpost signalant que la livraison d'un paquet se ferait uniquement après paiement de frais de port. Lors du paiement impossible de le faire par Maestro ce qui oblige de le faire par Visa. Paquet commandé chez Amazon où tout était normalement réglé", nous écrit par exemple Caroline du Bus de Warnaffe via le bouton orange Alertez-nous. "Attention plusieurs mails frauduleux soi-disant de bpost circulent, concernant un colis envoyé qui est bloqué à Bruxelles et qu'il faut payer pour le recevoir", avertit encore Johann.

"J'ai contacté bpost car j'ai reçu un autre mail à peu près identique peu de temps après. Je me suis donc dit que ce n'était pas possible qu'ils n'aient pas reçu mon paiement et qu'il y avait un problème. Là, bpost m'a confirmé qu'ils ne demandaient pas de frais de port et qu'il ne fallait surtout payer", explique Caroline. "Je ne fais jamais de paiement via internet. Ce n'est pas cette arnaque qui va me convaincre à changer", conclut Caroline.

8500 alertes

Elle est loin d'être la seule dans le cas: le centre pour la cybersécurité a reçu hier 8500 alertes pour de faux messages en néerlandais qui utilisent les logos de bpost et de la poste néerlandaise. Cela s'appelle du phishing, une escroquerie pour vous soutirer de l'argent.

D'ailleurs, cette année, jamais autant de citoyens et d'entreprises ne se sont déclarés victimes de cybercriminels. Plus de 4800 déclarations ont été enregistrées, soit trois fois plus qu'en 2018.

"Ça peut parfois être simplement l'ouverture du mail qui lancera l'infection"

D'autres cybercriminels ont pour objectif de soutirer des données. Et vous n'êtes pas ciblé par hasard, explique Olivier Bogaert, de la Computer Crime Unit, joint par Benjamin Vande Velde: "On a par exemple, au niveau des réseaux sociaux, beaucoup d'informations qui vont permettre de cibler, avec précision, si je détaille de manière un peu trop précise ma profession, je peux recevoir un message qui retiendra mon attention. En ouvrant la pièce jointe associée, mais ça peut parfois être simplement l'ouverture du mail qui lancera l'infection et qui peut bloquer le système de l'entreprise dans laquelle je travaille".

C'est donc par l'employé que le pirate attaque l'entreprise. De nombreuses données peuvent alors être volées, et souvent, les victimes ne portent pas plainte. "C'est parfois un peu délicat, parce que si ça sort dans l'espace public, cette information, il est évident que du coup, ça pose problème pour l'image de l'entreprise".

Vigilance avec les smartphones

Porter plainte auprès du Centre de cybersécurité belge est essentiel. Phedra Clouner, la directrice adjointe, explique: "Déjà, ça nous permet à nous de réagir, et ça permet aussi d'essayer d'enrayer le plus rapidement l'attaque". Aujourd'hui, c'est avec les smartphones qu'il faut être particulièrement vigilant, car on les protège moins que nos ordinateurs.

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