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Groen plaide pour un code de déontologie journalistique sur les violences sexuelles

Groen plaide pour un code de déontologie journalistique sur les violences sexuelles
 
 

(Belga) Le parti écologiste flamand Groen plaide jeudi, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, pour un code de déontologie journalistique concernent le traitement des violences sexuelles. La députée flamande Celia Groothedde a annoncé déposer une résolution au Parlement flamand en ce sens.

Du côté francophone, le Conseil de déontologie journalistique a émis cette année une recommandation sur le traitement journalistique des violences de genre et l'Association des journalistes professionnels a publié cette semaine un guide pratique destiné aux journalistes sur la manière d'informer sur les violences contre les femmes. Il n'existe cependant pas de code à part, dédié à cette thématique. Pour la députée au Parlement flamand Celia Groothedde, cela serait nécessaire afin d'assurer une bonne information sur le sujet. Elle souligne que la lutte contre les violences sexuelles et sexistes peut prendre plusieurs formes mais que la prévention reste la plus importante. "Mieux vaut prévenir que guérir", lance-t-elle. Selon la députée écologiste, les médias diffusent encore trop souvent "des stéréotypes et des mythes" à propos des violences sexuelles. "Les victimes déclarées sont présentées comme des séductrices, les termes tels que 'crime passionnel' sont encore utilisés pour parler de violences conjugales mortelles, on dénonce les victimes présumées qui ont porté plainte... De tels incidents sont très stigmatisants", pointe-t-elle. Le traumatisme des survivantes peut être accentué et le tabou autour des violences sexuelles n'en est que renforcé. Une étude commandée en 2018 par l'AJP sur la presse écrite belge francophone concluait que les violences faites aux femmes étaient essentiellement traitées comme des faits divers. Les violences étaient renvoyées dans la sphère du privé et peu contextualisées, avec des victimes et des agresseurs peu décrits. Les violences faites aux femmes étaient minimisées et les victimes invisibilisées, tandis que l'espace médiatique était surtout utilisé pour expliquer le geste de la personne violente. L'AJP recommande notamment de nommer adéquatement les violences, en bannissant les expressions comme "abus de pouvoir" et "drame familial", qui ne reflètent pas la réalité d'un viol commis par un supérieur hiérarchique ou d'un féminicide. L'association préconise aussi d'expliquer le caractère systémique des violences sexistes et sexuelles, et d'éviter la victimisation secondaire, soit la culpabilisation des femmes victimes de violence. (Belga)


 




 

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