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Coronavirus: certaines mesures sont-elles "disproportionnées"? "Des libertés fondamentales sont mises en péril"

 
CORONAVIRUS
 

Après l'interdiction des touristes d'un jour au littoral, après le couvre feu décidé à Anvers, Unia tire la sonnette d'alarme. Selon le Centre interfédéral pour l'égalité des chances, ces mesures mettent en péril nos libertés fondamentales. Il invite les personnes lésées à porter plainte devant la justice.

Un couvre-feu à Anvers dès 23h, l'interdiction pour les touristes d'un jour de se rendre à la côte, ou encore l'interdiction de manifester dans plusieurs communes, comme à Alost ou Andenne. Les mesures prises ces dernières semaines sont fortes. Pour Unia, le Centre interfédéral pour l'égalité des chances, nos libertés et droits fondamentaux sont mis en péril.

"On n'est pas obligé de rester chez soi après 23h et de ne pas sortir. C'est un droit fondamental de pouvoir bouger, donc ce sont nos libertés qui sont touchées par ces mesures. C'est l'accumulation de ces mesures qui nous préoccupent", indique Patrick Charlier, le directeur d'Unia.

Dans une carte blanche publiée sur son site internet, Unia s'interroge aussi sur la proportionnalité de certaines mesures et appelle les autorités à davantage de "prudence" dans l'application de celles-ci.

"Il y a des polices qui contrôlent par drone. On est installé à une terrasse et puis tout d'un coup, il y a un drone qui  vient vous contrôler, la police qui intervient... Ce n'est pas le type de pays dans lequel la population souhaite vivre", ajoute Patrick Charlier.

Unia ne compte pas porter plainte mais se tient prête à aider les personnes qui s'estiment lésées.

"Ce sont des mesures qui pourraient être contestées devant le Conseil d'Etat car elles pourraient être disproportionnées. Mais à un certain moment, il faut contester les mesures si on estime qu'elles sont permanentes ou disproportionnées", conclut Patrick Charlier.

Le centre interfédéral pour l'égalité des chances étudie actuellement l'impact des mesures liées à la crise de coronavirus sur nos libertés fondamentales. Il devrait rendre son rapport public pour le mois de septembre.

 




 

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