Katherine, la jeune femme en chaise roulante qui veut pouvoir être accompagnée de son chien, assigne Häagen-Dasz en justice

Katherine, la jeune femme en chaise roulante qui veut pouvoir être accompagnée de son chien, assigne Häagen-Dasz en justice

Katherine Sokal, une Jettoise de 25 ans à mobilité réduite, a assigné Häagen-Dasz devant le juge des référés de Bruxelles. La jeune femme estime qu'elle devrait pouvoir être accompagnée de son chien d'assistance Ned lorsqu'elle se rend au salon de l'enseigne situé place Louise. "Plus que le refus d'accès, ce sont les excuses sans queue ni tête d'Häagen-Dasz qui me révoltent", explique Mme Sokal.


"Nous avons été contraints de nous installer en terrasse"

La jeune femme a expliqué s'être rendue le 25 juillet dans le salon de crème glacée situé place Louise en compagnie de son chien et de la députée bruxelloise Carla Dejonghe. Les responsables de l'établissement ont cependant refusé de laisser entrer son fidèle compagnon. "Nous leur avons pourtant expliqué avec insistance que Ned est un chien d'assistance et qu'ils sont légalement obligés de le laisser entrer", explique Katherine Sokal. "Cela ne nous a pas aidés, nous avons été contraints de nous installer en terrasse."


Häagen-Dasz tente de se défendre

La jeune femme a alors relaté sa mauvaise expérience sur les réseaux sociaux, un poste partagé plus de 33.500 fois. Même Häagen-Dasz s'est senti obligé de lui répondre, affirmant que l'établissement ne disposait à ce moment-là que d'une "capacité limitée". "Cela n'est pas vrai, sur une photo que nous avons prise, vous pouvez clairement voir qu'il n'y a qu'une seule table occupée." Katherine Sokal a dès lors décidé d'assigner l'entreprise en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles. "Il s'agit d'une ordonnance de cessation sur base de la législation anti-discrimination", explique son avocate Marijn Van Nooten. "Nous exigeons qu'Häagen-Dasz cesse son refus d'accueillir le chien d'assistance de ma cliente, sous peine d'astreinte. Nous exigeons également un dédommagement d'une valeur maximale de 1.300 euros." "Je ne veux pas les sanctionner", explique Katherine Sokal. "Je veux surtout sensibiliser, de façon à ce que cela ne se reproduise plus."

Vos commentaires