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La Belgique, deuxième pays où il y a le plus de VOLS à l'étalage: "Ça va de 7 à 77 ans" (vidéo)

Une étude menée par Checkpoint Systems et Crime&Tech classe la Belgique à la deuxième place des pays européens où on vole le plus en magasin, après l'Espagne. Les supermarchés, les centres commerciaux et les magasins de vêtements sont la cible préférée des voleurs. Un reportage de Margaux Guyot et Aline Lejeune.

Dans un supermarché de Namur, l'équivalent de deux semi-remorques de marchandises sont volés chaque année. Il n'y a pas de produit spécifiquement visé ni de profit type de voleurs.

"Ca va vraiment de 7 à 77 ans, homme, femme, petit, grand, il n'y a vraiment aucune règle", explique Nicolas Bormans, gérant du supermarché.

Le vol à l'étalage représente 1 à 3% du chiffre d'affaires, mais la marge bénéficiaire se trouve elle aussi dans le même ordre de grandeur. Le défi pour les gérants est donc que le montant des vols reste inférieur à la marge finale.

"Dans un magasin, on vole de tout. Mais ce qui nous fait le plus mal, c'est quand il y a des vols d'alcool. Parce que dès qu'on vole une bouteille d'alcool, c'est 10 euros, 15 euros pièce... On nous vole une bouteille d'eau c'est 50 centimes. Le fait est le même, on le traite de la même façon vis-à-vis de la police, mais il nous coûte plus cher", ajoute Nicolas Bormans.

Formations du personnel, caméras de surveillance... La prévention de ces vols est un élément crucial de la gestion d'un magasin d'autant plus s'il est indépendant.

"Il y a ce sentiment d'impunité et les voleurs le savent très bien. Il faut vraiment être multirécidiviste pour que la justice s'intéresse véritablement à eux alors que des petites infractions sont tout de suite sanctionnées. Vous laissez votre voiture mal parquée, vous avez tout de suite une pénalité. C'est deux poids deux mesures", précise Pierre-Frédéric Nyst, président de l'Union des Classes Moyennes.

L'Union des Classes Moyennes propose de mettre en place une transaction financière. Une personne prise la main dans le sac paierait 180 euros pour éviter les poursuites judiciaires et la majorité de cette somme serait reversée au magasin. Un tel système est déjà en place aux Pays-Bas.

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