La pollution générée par Internet est comparable à celle du TRANSPORT AÉRIEN selon Greenpeace

Internet, s’il était un pays, serait au troisième rang mondial des plus gros pollueurs. Cette pollution est comparable à celle du transport aérien. Cela représente à peu près 7% de l’énergie dépensée en électricité dans le monde, d’après des chiffres compilés par l’association de protection de l’environnement, Greenpeace. Alors comment faire pour réduire son empreinte carbone ?

Envoyer un simple mail rejette en moyenne 10 grammes de CO², soit l’équivalent de ce que peut absorber un arbre en une journée. Et plus une pièce jointe est volumineuse, plus cela pollue, avance Greenpeace. A titre d’exemple, envoyer un fichier d’un mégaoctet équivaut à la consommation électrique d’un ordinateur en veille pendant 8 heures. 


A quoi correspond la pollution numérique ?

"Vous regardez un film en streaming, ça consomme autant d'énergie que la fabrication et le transport jusque chez vous d'un DVD", a expliqué Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace Belgique. "Le secteur IT a une consommation énergétique gigantesque. Si on le compare à la taille des pays, ce serait le 3e pays au monde qui consomme le plus d'énergie", ajoute-t-elle.

Autre exemple: en appuyant simplement sur le bouton "Rechercher" de Google, nous émettons l’équivalent de 5 à 7 grammes de CO².

La pollution numérique est en partie émise par plus de 4.000 centres de données, qui sont de grands entrepôts contenant un grand ensemble de serveurs gourmands en énergie (10 fois la consommation d’un bâtiment ordinaire), souvent alimentés par des énergies dites "fossiles" et donc très polluantes.


Quelques conseils

Voici quelques conseils de base pour limiter cette empreinte carbone : le plus important, c’est le nettoyage et les avantages ne sont pas seulement écologiques. "Il faut surtout nettoyer sa boîte email. Éteindre son ordinateur, éteindre son smartphone ou sa tablette le plus souvent possible, c’est aussi de l’énergie consommée en moins", détaille Juliette Boulet.

D'autres gestes permettent de réduire l'impact de l'utilisation de ces données. "Sur internet, on voit ça et là fleurir des nouveaux moteurs de recherche qui se disent écologiques. Par exemple nous avons Ecosia. L'argent récolté via leur moteur de recherche, ils le réutilisent pour planter des arbres, de façon à réduire leur empreinte carbone", a indiqué Désiré Dupas, spécialiste en communication digitale.

Il rappelle également l’intérêt de vider sa corbeille. "Ce sont des fichiers que vous avez supprimés mais qui restent sur le disque dur, donc cela ralentit le système. Je vois mal quelqu’un à la maison mettre des déchets dans sa poubelle et garder sa poubelle en se disant ‘on ne sait jamais’ donc vider votre poubelle".

Concluons par un élément important à retenir: toute donnée stockée en ligne est une donnée qui consomme de l'énergie. 

Vos commentaires