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Le métier de pilote fait-il encore rêver les jeunes? La formation est-elle encore aussi bonne qu'avant?

Pourquoi les pilotes de Brussels Airlines mènent-ils des actions de grève alors que le secteur embauche encore ? Ce métier fait-il rêver les jeunes candidats? Fanny Linon, Aurélie Henneton, Gilles Gengler et Denis Caudron tentent de répondre à cette question dans le RTLinfo 19H.

Angelo est instructeur dans une école de pilotage. Il essaie de rassurer ses élèves, selon lui, la situation des pilotes belges reste intéressante. "Vous savez qu’après le 11 septembre 2001, il y a eu une période très difficile pour le secteur aéronautique civil et depuis quelque temps, on revoit une croissance dans ce milieu-là. Il suffit de regarder les offres actuellement dans le secteur aéronautique", fait remarquer Angelo Lovato, instructeur Newcag, au micro d’Aurélie Henneton pour le RTLinfo 19H.


"Quand on se lance dans une formation de pilote, c’est parce qu’on est passionné"

Pour ses étudiants, la passion du métier dépasse toute inquiétude. "De toute façon, quand on se lance dans une formation de pilote, c’est parce qu’on est passionné, donc on essaie de ne pas trop penser à tous les soucis qu’il y a autour. Quand on entend parler des grèves etc, je ne pense pas que ça doit impacter la motivation des élèves pilotes à poursuivre leur rêve", insiste Maxime Riahi, futur détenteur d’une licence de pilote de ligne, face à la caméra de Denis Caudron.


"J’ai accepté de prendre le risque d’essayer de réaliser mon rêve parce que le marché a repris"

À 31 ans, Ludovic est le plus âgé de son groupe. Il avait une première fois arrêté la formation avant de la reprendre en voyant les possibilités d’embauches augmenter. "J’ai accepté de prendre le risque d’essayer de réaliser mon rêve parce que le marché a repris et il y a certainement plus de chances donc pourquoi pas", explique-t-il.


Les pilotes moins bien formés aujourd'hui?

Selon un rapport de la Canadian Aviation Electronics, l’Europe aura besoin de 50.000 pilotes en plus en 2027. Pourtant, en Belgique, encore beaucoup de jeunes candidats ne trouvent pas de travail. En cause, une formation pas toujours adaptée. "Ils ont certainement toutes les compétences, mais ils n’ont pas eu l’enseignement amélioré qu’avaient les anciens, alors que maintenant, on fait le minimum qui est prévu par les réglementations européennes qui sont peut-être un peu trop minimum", regrette Patrick Anspach, journaliste spécialiste en aéronautique, au micro de fanny Linon et Gilles Gengler.

Devenir pilote de ligne coûte cher. Comptez minimum entre 50 et 60.000 euros la formation.

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