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Le prix du café de nouveau à la hausse: comment l'expliquer?

Le prix du café de nouveau à la hausse: comment l'expliquer?
 
 

Les prix du café sont à nouveau en augmentation sur les marchés internationaux. L'année passée, ils avaient doublé et la tendance continue. Les torréfacteurs ont longtemps tenté d'absorber la hausse mais aujourd'hui ils doivent la répercuter sur le prix final. Pas encore de quoi modifier les habitudes des Belges, grands consommateurs de café.

Un petit café au réveil ou après le repas représente une véritable habitude pour beaucoup. Le Belge en consomme en moyenne un peu moins de 7 kilos par an. Et malgré la hausse du prix Impossible de s’en passer. "A la maison, on boit beaucoup de café. Le matin, dans l'après-midi. Cette augmentation ne nous fera pas baisser notre augmentation de café. C'est quelque chose d'important pour nous", explique une cliente présente chez un torréfacteur.

Romain Van Hove, le torréfacteur, a vu le coût d’achat de certains cafés augmenter de 70%. Pas le choix donc de revoir le prix de vente. "Entre 1,5 euro et 3 euros du kilo. Ça va vraiment dépendre des différents cafés. Mais une augmentation quand même importante", souligne-t-il. 

On s'est habitué à consommer un café qui coûte un peu plus cher

Plusieurs explications : le mauvais temps au Brésil qui a eu un impact important sur les récoltes mais aussi la hausse du coût des transports dans le contexte sanitaire. "Le marché du café est coté en bourse. Il y a énormément de spéculation. Les stocks n'ont jamais été aussi bas aux États-Unis et en Europe depuis 22 ans. Les spéculateurs s'en donnent à cœur joie. On est vraiment sur la loi de l'offre et la demande."

La hausse des prix se fait sentir également dans les supermarchés, Mais pas de quoi freiner les consommateurs avec un produit comme le café. Angy Geerts est professeure de marketing à l’université de Mons. Elle explique : "Il a connu ce qu'on appelle une 'premiumisation' ces dernières années, c'est-à-dire qu'on est passé par la dosette donc un café d'office vendu plus cher, il y a eu aussi la mode des 'Starbucks' et différents points de vente du café un peu premium, ... On s'est habitué à consommer un café qui coûte un peu plus cher que celui qu'on avait l'habitude de trouver dans les restaurants."

Vers une baisse de la TVA? 

Jacques, gérant d'une brasserie, a été averti le mois dernier par ses fournisseurs que le prix du café avait augmenté. Mais il n’a pas changé ses tarifs pour l’instant. Malgré tout pour le gérant, la situation devient de plus en plus compliquée : "Les bières augmentent aussi avec tout ce qui s'est passé. On est surtout focalisé sur l'énergie. Nous dans l'horeca, nous sommes de gros consommateurs de gaz et électricité. Ca nous met un coup."

Pour aider le secteur, la fédération HoReCa demande au ministre des Finances de réduire la TVA de 21 à 6 % sur les boissons soft et le café.


 

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