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Les règles à respecter pour les mariages n'ont plus aucun sens selon cette professionnelle: "Les gens sont prêts à tout, même à tricher"

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Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, les traiteurs et autres prestataires de service pour les mariages sont toujours dans l'inconnu. Les conditions n'ont pas vraiment évolué cet été. Les soirées dansantes sont toujours interdites. Dès lors, de nombreux couples ont annulé voire carrément abandonné le projet. Un manque à gagner difficile à gérer.

Isabelle Ghosez, vice-présidente de la fédération belge des prestataires de mariages et de fêtes privées était l'invitée du RTLINFO 19H. Elle dénonce le "manque de perspective" pour le mois de septembre qui provoque annulations et reports "alors que la haute session se termine à ce moment-là".

Un point crucial: autoriser les soirées dansantes

Pour essayer de sauver au moins la fin de saison cette année, un espoir existe, mais les prestataires doutent que les autorités aillent dans leur sens: "L'urgence c'est d'autoriser les soirées dansantes, demande Isabelle Ghosez. C'est critique car ça fait partie de la tradition des mariages. C'est une grosse raison pour laquelle les mariages sont annulés: l'impossibilité de danser".

Par ailleurs, les prestataires ne comprennent pas pourquoi "on peut actuellement se promener dans un centre commercial sans pouvoir dans le même temps participer à un drink debout en gardant ses distances". Les prestataires disent avoir de "bons contacts" avec les cabinets, qui leur demandent d'attendre le comité de concertation du 20 août. "Mais le 20 août, c'est trop tard, juge la vice-présidente de la fédération belge des prestataires de mariages et de fêtes privées. On doit avoir une décision rapide".

Quelles solutions?

Isabelle Ghosez affirme que selon un sondage auprès des clients, 95% d'entre eux se disent prêts à faire des autotests pour ceux qui ne seraient pas vaccinés. "Mais légalement nous n'avons pas le droit d'imposer ça je pense, ponctue la vice-présidente. Mais ce serait parfait car les risques seraient nettement diminués".

"Les gens sont prêts à tout, même à tricher"

Plus d'un an après le début de la crise, le respect des règles est de plus en plus aléatoire. Ont-elles encore un sens aujourd'hui? Isabelle Ghosez est assez catégorique: "Quand on regarde Instagram et Facebook, je pense que ça n'a plus aucun sens car les gens ont tellement besoin de contacts sociaux, surtout qu'il s'agit de moment très importants dans leur vie un mariage est le début de toute une série d'autres choses. Donc les gens sont prêts à tout, même à tricher".


 




 

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