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Phénomène INQUIÉTANT à Mouscron: des jeunes utilisent du protoxyde d’azote comme une drogue (vidéo)

Ce gaz s'appelle le protoxyde d'Azote. Il y en a notamment dans les cartouches de bombes chantilly. Et il a un effet euphorisant, hilarant… Résultat, comme si c'était une sorte de drogue, certains jeunes respirent ce gaz et cela n'est pas sans conséquences. Nos reporters, Julien Crète et Xavier Preyat, ont retrouvé plusieurs cartouches vides dans les rues de Mouscron.

La découverte dans ce quartier frontalier de Mouscron est impressionnante. Le long de la Grand-Rue ce matin, notre équipe retrouve sans peine des dizaines de capsules abandonnées. Depuis plusieurs semaines, le phénomène semble prendre de l’ampleur: du gaz utilisé par de nombreux jeunes comme produit euphorisant.


Du gaz détourné de son usage initial

"Le samedi soir, il y en avait tous les deux mètres. Ils consomment et ils jettent quand ils rentrent le samedi soir. Il paraît qu’ils les sniffent", commente une passante. "On en trouve dans les caniveaux, on en trouve dans les parkings tous les week-ends. On trouve ça et d’autres choses", affirme une autre résidente.

Pour la police de Mouscron, le phénomène est devenu préoccupant. Ces cartouches abandonnées confirment le détournement de l’usage initial du protoxyde d’azote devenu en quelque sorte un produit stupéfiant.

"Il existe un petit dispositif afin de craquer l’embout, le petit pas de vis qu’on peut voir sur ces petites cannettes, ensuite le gaz est libéré dans un simple ballon d’enfant, de baudruche, une ou deux canettes apparemment au sein du même ballon et puis le gaz est aspiré de cette manière-là, via le ballon", explique Magali Delannoy, commissaire à la zone de police de Mouscron.


Que dit la loi?

Depuis quelques jours, les policiers sont sensibilisés sur cette problématique. Les patrouilles sont renforcées, et les caméras de vidéo-surveillance sont utilisées pour détecter les comportements suspects.

"La consommation n’est pas réprimée par le cadre légal, c’est notre limite. Par contre, en ce qui concerne les conséquences de cette consommation, les actes des personnes qui seraient totalement désinhibées, c’est à ce niveau que notre travail commence", précise la commissaire. De nombreux habitants du quartier ont confié à notre équipe leur désarroi face à cette pratique.

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