Marche pour le climat: pourquoi descendent-ils à nouveau dans les rues?

Marche pour le climat: pourquoi descendent-ils à nouveau dans les rues?

Une nouvelle Marche pour le climat est organisée ce dimanche à Bruxelles. Lors de la précédente marche, le 2 décembre, plus de 75.000 personnes s'étaient réunies dans les rues de la capitale. Sur les réseaux sociaux, près de 30.000 personnes affichent déjà leur volonté de participer. Pourquoi un tel engouement ?

Nouvelle marche pour défendre l'environnement ce dimanche à Bruxelles. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues. D'ailleurs, à quelques heures du départ, 32.000 annoncent via Facebook qu'elles y seront. Et 77.000 autres se déclarent intéressées. Ces chiffres restent purement déclaratifs mais donnent une bonne indication de l'engouement suscité par cette nouvelle marche.

C'est le mouvement citoyen Rise for Climate Belgium qui est à l'origine de la manifestation. Il annonce son intention de mettre "une pression maximale sur les autorités". Pour cela, les organisateurs auraient pu s'appuyer sur le succès de la manifestation du 2 décembre, qui avait réuni plus de 75.000 personnes à Bruxelles. Mais ils ont décidé de retourner dans la rue. 

D'abord, parce qu'ils considèrent que le gouvernement fédéral n'a pas entendu le message. Et que donc, il doit être répété, jusqu'à ce qu'il passe. Ce message, c'est Gaëtano Boutcher, l'un des organisateurs de la marche, interviewé par Catherine qui le rappelle : "Nous demandons, d'une part, l'application d'un pacte finance-climat au niveau européen, et l'application également de cent solutions pour inverser le courant du réchauffement climatique."

Multiplier les actions permet aussi de maintenir le climat au centre de l'actualité, comme l'explique Sarah Zammoume, l'une des membres de Rise for Climate : "Mensuellement, on va se réunir et on va faire en sorte que les politiques et que les médias nous entendent. Les citoyens sont avides d'actions, de lois ambitieuses et concrètes en faveur de la protection de l'environnement."

Qui va payer ?

Avec une idée bien précise sur qui doit financer les changements, une idée détaillée par Damien Charles, membre du collectif Act for climate justice. Car pour lui, ce ne sont pas forcément les responsables politiques les plus coupables : "il y a des criminels climatiques, des entreprises, des groupes qui sont responsables du réchauffement. Il est indispensable qu'ils soient les principaux contributeurs à la transition et que cette transition ne repose surtout pas sur les plus précaires, ceux qui ont déjà du mal à boucler les fins de mois."

En plus de la marche à Bruxelles, d'autres rassemblements sont prévu ce dimanche, notamment à Mons et à Sprimont. À Sprimont,le rendez-vous est prévu est la même qu'à Bruxelles, pour créer une action simultanée. À Mons en revanche, la mobilisation est organsiée ce matin, pour que ceux qui le souhaitent puissent ensuite se rendre dans la capitale pour la marche cet après-midi.

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