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Près de 150 personnes ont assisté à la première assemblée du mouvement Droit à un Toit

(Belga) Environ 140 personnes se sont réunies samedi à Bruxelles pour la première "assemblée ouverte" du mouvement Droit à un Toit. Ce dernier a pour ambition la fin du sans-abrisme dans la capitale. Dix-sept groupes de travail ont présenté leurs actions autour de trois grands thèmes: la prévention, l'hébergement et la sensibilisation.

"Avant tout, Droit à un Toit n'est pas un mouvement politique, nous sommes apolitiques, même si nous espérons pouvoir soumettre nos questions et recommandations aux responsables politiques", insiste Daan Vinck, directeur du centre de jour pour sans-abri Hobo. Lancé en 2017 dans la foulée du scandale du Samusocial, Droit à un Toit rassemble 80 associations bruxelloises de lutte contre la pauvreté. Le groupement veut à présent mobiliser en vue des élections et au-delà, en faisant le lien entre le secteur associatif et les citoyens. L'assemblée était en effet ouverte à quiconque souhaite s'investir. "Plus quelqu'un reste longtemps sans abri, plus il est difficile pour lui de sortir de cette situation et plus les dommages subis sont importants", souligne Daan Vinck. Le mouvement mise donc avant tout sur la prévention et veut faire en sorte que ceux qui arrivent tout de même à la rue en repartent presque aussi vite. Les 17 groupes de travail ont trait notamment aux squats, aux logements vides, aux "logements sociaux" privés, à la lutte contre les loyers abusifs, au mobilier anti-SDF ou encore à la "promotion d'une information nuancée sur l'évolution de la réalité du sans-abrisme bruxellois". Droit à un Toit est convaincu que mettre fin au sans-abrisme est possible. "Les villes qui y sont arrivées ont, un jour, décidé de s'en donner les moyens. C'est un choix de société et, en plus, un investissement rentable à long terme." (Belga)

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