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Que dénoncent les syndicats? Les patrons "ne respectent pas ce qui est pourtant écrit dans une loi"

 
 

Si les syndicats FGTB, CSC et CGSLB ont mené une action nationale en front commun ce lundi 28 septembre, c'est pour dénoncer le "refus des organisations patronales d’utiliser 'l’enveloppe bien-être' conformément à son objectif".

"L’enveloppe bien-être contient un budget fixe qui permet aux interlocuteurs sociaux (après validation par le gouvernement) d’augmenter certaines allocations au-delà de l’indexation normale: chômage, pensions, indemnités de maladie et d’invalidité, indemnités en cas d’accident du travail et de maladie professionnelle. Les employeurs préfèrent, une fois de plus, lier ce débat aux négociations de l’accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022, ce qui réduit fortement les chances d’aboutir à un vrai progrès social pour les travailleurs et travailleuses", indiquent les syndicats dans un communiqué commun.

La FGTB, la CSC et la CGSLB se sont réunis sur la place Victor Horta à Bruxelles. Ils ont dénoncé le "chantage" des organisations patronales sur cette enveloppe bien-être négociée tous les deux ans. "Ils ne respectent pas ce qui est pourtant écrit dans une loi et ils prennent en otage les plus fragiles pour faire pression sur les salaires", a fustigé Estelle Ceulemans, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, qualifiant ce chantage d'"illégal, malhonnête et inacceptable".

Ensemble, les trois syndicats demandent au futur gouvernement une hausse des allocations sociales, une pension minimum légale à 1.500 euros net par mois, le maintien du gel de la dégressivité des allocations de chômage et d'insertion (y compris pour les artistes) ainsi qu'un refinancement de la sécurité sociale, des services publics et des soins de santé. "Notre société belge, qui se targue d'être démocratique, doit pouvoir protéger les citoyens les plus précarisés", a affirmé Philippe Vansnick, de la CSC Bruxelles. "Le virus qu'il faut combattre, c'est la pauvreté et notre remède, c'est la sécurité sociale", a ajouté Michael Dufrane, secrétaire général bruxellois de la CGSLB, plaidant pour que celle-ci soit "renforcée, refinancée et inclusive". "Nous avons besoin d'une sécurité sociale qui garantisse à chacun et chacune de vivre dignement. Nous avons patienté plus de 600 jours et maintenant, nous voulons des actes politiques forts et courageux", a-t-il ajouté.

D'autres actions se sont déroulées dans le reste du pays ; à Liège, Seraing, Herstal, Mons, La Louvière, Tournai, Namur, Nivelles et Arlon.




 

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