Sept infirmières sur 10 reconnaissent avoir déjà commis une erreur parce qu'elles avaient trop de travail

Ce dimanche, une étude fait état d'un chiffre effrayant. 7 infirmières sur 10 reconnaissent avoir déjà commis une erreur parce qu'elles avaient trop de travail. Parfois, l'erreur est rattrapable et sans conséquence, parfois pas. Dans 10% des cas, cela peut entraîner des séquelles mentales ou physiques. Ces chiffres proviennent d'une étude menée auprès de 2500 professionnels de la santé en Flandre et à Bruxelles.  Mais la tendance est la même en Wallonie.

Delphine Haulotte, est présidente de l'association des praticiens de l'art infirmier. Elle développe comment ces erreurs sont-elles commises: "Les erreurs sont liées à 2 points: les normes d'encadrement à l'hôpital qui n'ont pas changé depuis 1989, donc il faut plus d'infirmiers et des assistants soins. Et le deuxième point, c'est la formation. Si on n'est pas bien formé, on ne sait pas ce qu'on fait, on ne sait pas ce qu'on donne comme médicament. C'est comme cela que les erreurs arrivent. Maintenant à l'hôpital, ce sont des situation aigües, donc cela veut dire que cela change tous les deux, trois jours de patients, donc la lourdeur de travail augmente au niveau technique et psychologique. Le deuxième point par rapport à la charge de travail, c'est le vieillissement de la population et les maladies chroniques qu'il faut gérer. On a parfois des patients qui ont 15 médicaments à prendre. "

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