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Un chauffeur de la STIB a été viré à cause de ses tatouages nazis: que dit la loi, qu'en pensent les tatoueurs ?

Un chauffeur de bus de la STIB a été licencié pour avoir exhibé ses tatouages nazis, ce qui est contraire à la plupart des contrats de travail, mais aussi à la loi contre l'antisémitisme. Enquête dans le RTL info 19h.

Du côté des tatoueurs, chacun fixe ses propres règles. Boris à plus de 15 ans d’expérience dans le domaine du tatouage. Il tient à préciser que les demandes d’inscription à caractère extrémiste sont rares, mais lorsqu'il y en a, il tient toujours le même discours. "Je leur dis de ne pas faire ça, et de bien réfléchir. Il a le droit d'avoir les idées qu'il veut, c'est sa liberté. Mais c'est notre liberté à nous de dire 'Non, on ne fait pas ça'. On est des professionnels, c'est tout", a-t-il confié dans le RTL info 19h.

La compagne de Boris se souvient d'un jeune homme de 18 ans qui voulait "un portrait d'Hitler sur une main, et un symbole SS de l'autre côté". Ils ont "refusé car ce n'est pas dans notre déontologie".

En clair, chaque tatoueur établit ses limites mais les règles sont plus strictes au niveau du monde professionnel. On ne peut légalement pas se faire tatouer n'importe quoi, donc.

Le contrat et le règlement de travail peuvent fixer l’attitude à avoir, sinon c’est la loi qui fait référence. "Tant l'employeur que le travailleur doivent respecter et assurer le respect des convenances des bonnes mœurs, pendant l'exécution du contrat. Ces tatouages (ceux représentant des symboles nazis) sont ostentatoires, mais ils peuvent également être ressentis comme heurtant par la clientèle, le public, les usagers, les collègues de travail", d'après Michel Vanhoestenberghe, avocat spécialisé en droit du travail.

En cas de contestation, le litige sera traité par un juge spécialisé.

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