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Une femme attaque en justice le Premier ministre et le ministre de la Santé: selon elle, ils discrimineraient les non-vaccinés

 
 

Une requête est déposée devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Une plaignante estime que le Premier ministre et le ministre de la Santé discriminent les personnes non vaccinées dans leurs propos. Elle demande que cela cesse...

Elle n'a pas souhaité se montrer en public mais c'est par la voix de son avocate qu'elle s'exprime. La plaignante est une femme d'une cinquantaine d'années, juriste de formation. Elle refuse la vaccination et se dit victime de propos jugés discriminatoires tenus par le gouvernement comme ce 17 septembre dernier lorsque le Premier ministre évoque la responsabilité des non vaccinés dans la gestion de la crise.

"Cette épidémie est en train de devenir une épidémie des personnes qui sont non vaccinées", a déclaré Alexander De Croo. "ll n'appartient pas à un membre du gouvernement en particulier d'avoir des propos qui soient dégradants, humiliants, stigmatisants, envers des personnes qui ont fait ce choix", estime pour sa part Inès Wouters, avocate spécialisée en libertés fondamentales. 

La plaignante a ainsi répertorié plusieurs propos ces derniers mois d'Alexander De Croo ou encore du ministre de la Santé Frank Vandenbrouck. Selon elle, ils contribuent à créer un climat délétère et dégradant envers les personnes non vaccinées. Le gouvernement aurait franchi la ligne rouge. Une action devant le tribunal de première instance a été introduite hier. "Ce qu'on demande, c'est une action en cessation, c'est-à-dire que que ça cesse. Que cette ligne rouge ne soit plus franchie et on demande la publication de la décision à intervenir dans plusieurs journaux de manière à ce que ce soit annoncé publiquement", a déclaré Inès Wouters.

Cette requête intervient à l'heure où le président français crée la polémique sur les mots utilisés à l'encontre des non vaccinés. Interrogé hier soir, le Premier ministre dit vouloir se distinguer. "Ce n'est pas mon vocabulaire et je ne le dirais clairement pas de cette manière-là", a-t-il indiqué. Mais le tribunal de première instance pourrait bien demander au gouvernement à l'avenir d'utiliser un langage approprié.


 




 

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