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Coronavirus en Belgique: voici toutes les nouvelles mesures

 
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Le comité de concertation organisé ce vendredi a décidé de permettre aux coiffeurs de rouvrir le 13 février en respectant des mesures strictes. Les autres métiers de contact devront attendre le 1er mars pour rouvrir. D'autres secteurs sont concernés par les décisions prises. Voici le résumé des mesures annoncées.

Le comité de concertation s'est réuni entre 14h et 17h ce vendredi. Le Premier ministre, les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées se sont entretenus par vidéoconférence.

Coiffeurs, esthéticiens, tatoueurs, masseurs, campings ou encore parcs animaliers retenaient leur souffle. La réouverture a finalement été décidée pour les coiffeurs le 13 février. Pour les autres métiers de contact, y compris les barbiers, il faudra attendre le 1er mars. Les parcs animaliers pourront aussi rouvrir le 13 février. Les campings et hébergements de villages de vacances pourront rouvrir dès ce lundi 8 février.

Voici, secteur par secteur, la liste des décisions prises ce vendredi.

Métiers de contact non-médicaux

Les coiffeurs peuvent rouvrir le 13 février en respectant une série de mesures de précautions strictes (voir ci-dessous).

Les autres métiers de contact, y compris les barbiers, peuvent rouvrir le 1er mars.

Voici les conditions très strictes qui encadrent la réouverture des métiers de contact:

  • Temps d'attente de 10 minutes entre deux traitements, pour le nettoyage et la désinfection de la zone de traitement.
  • Obligation de travailler sur RDV.
  • Obligation pour les clients d'attendre à l'extérieur.
  • Ventilation suffisante, par exemple en ouvrant les fenêtres et les portes.
  • Maintien de l'interdiction des services à domicile.
  • Les coiffeurs devront aussi porter des masques chirurgicaux agréés CE (et non des FFP2 comme évoqué dans un premier temps). Ils devront être remplacées lorsqu'ils seront souillés, endommagés ou mouillés. Les coiffeurs seront également tenus de changer de masque après "quatre heures d'utilisation intensive" ou au plus tard après huit heures, selon une disposition déjà agréée précédemment.

Activités de plein air dans les parcs animaliers

Les parcs animaliers pourront rouvrir leurs portes selon les mêmes règles que les parcs naturels. Cela signifie, entre autres, que seules activités de plein air sont autorisées et qu'un strict contrôle de l'accès sera prévu.

Maisons de vacances dans les parcs de vacances, les parcs de bungalows et les campings

Ces parcs pourront reprendre leurs activités à partir du 8 février selon les mêmes conditions restrictives que les autres types de logements. Cela signifie, entres autres, que leurs restaurants, bars et autres installations communes devront rester fermés.

Immobilier

Confirmation de la décision antérieure d'autoriser les visites des biens à partir du 13 février dans le cadre des activités immobilières et des agents immobiliers professionnels.

Dépistage du coronavirus

Les tests au retour de zones rouges sont étendus aux enfants à partir de 6 ans (au lieu de 12 ans jusqu'à présent).

Prochain comité de concertation

Le prochain Comité de concertation est prévu le vendredi 26 février.

Les mesures prises le 28 octobre sont prolongées jusqu'au 1er avril

Le comité de concertation a décidé vendredi de prolonger jusqu'au 1er avril prochain les mesures de lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus décrétées le 28 octobre dernier. Des modifications ne sont toutefois pas exclues dans l'intervalle. Ces mesures sont contenues dans un arrêté ministériel qui interdit les voyages non essentiels dans le cadre de mesures d'urgence prises pour limiter la propagation du coronavirus Covid-19. Cette prolongation était nécessaire pour donner une base juridique aux mesures, a-t-on expliqué à l'issue du comité de concertation.

Le fait de respecter les mesures nous donne les possibilités que nous avons maintenant

Durant la présentation des mesures décidées, le Premier ministre a fait un commentaire sur la situation de la Belgique. "Nous sommes dans une situation assez stable en Belgique depuis début décembre. C'est une période assez longue. Cela fait plus de deux mois que nous sommes dans une situation de relative stabilité. On a vu que les hospitalisations diminuent, que le nombre de personnes qui décèdent diminue. Qu'au niveau des contaminations, les choses se sont stabilisées. On pourrait dire que ce n'est pas grand-chose. Mais je veux quand même accentuer que c'est quelque chose d'important. Cette stabilité au niveau épidémiologique depuis plus de deux mois, on l'a fait à un moment assez important. A un moment où de nouveaux variants circulent, qui sont nettement plus contagieux. Dans d'autres pays, on a vu que ça a mis beaucoup de pression par exemple sur les hôpitaux. En Belgique, l'impact a été assez réduit. On a réussi à le faire parce qu'on a des mesures en Belgique qui fonctionnent bien. Ces mesures fonctionnent bien parce que les gens appliquent les mesures. Je voudrais remercier tout le monde pour le résultat qu'on a pu obtenir en Belgique. Le fait de respecter les mesures nous donne les possibilités que nous avons maintenant".

Alexander De Croo a mis en avant le fait que les chiffres stables ont été obtenus tout en maintenant les écoles ouvertes et en "gardant au niveau maximum nos entreprises ouvertes, on a rouvert nos magasins, ça aussi ce sont des libertés que d'autres pays n'ont pas".

Cependant, le Premier ministre a indiqué que la situation de la Belgique restait "mitigée". "C'est pour cela que la décision du comité de concertation est une décision de prudence extrême. On travaille avec une approche en phases", a-t-il confié.

Alexander De Croo a encore précisé que "nous devions rester sur nos gardes". "Ça veut dire qu'on doit faire attention aux autres aussi. On perçoit clairement une réelle lassitude d'une partie de la population par rapport aux mesures. Je comprends cette lassitude. Devoir suivre des mesures très contraignantes, devoir travailler dans les soins avec une pression énorme, des mesures qui nous enlèvent des libertés... C'est quelque chose qui est très lourd, et nous le faisons depuis un an presque", a déclaré le Premier ministre. Il a souligné les difficultés vécues par les étudiants, les jeunes, les grands-parents, les professionnels de l'événementiel et de la culture.

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