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Voici la nouvelle proposition de Marie-Martine Schyns pour lutter contre la pénurie d'enseignants

Voici la nouvelle proposition de Marie-Martine Schyns pour lutter contre la pénurie d'enseignants

Face à la pénurie d'enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (cdH) réfléchit à permettre aux profs en poste de prester, contre rémunération, des heures de cours additionnelles.

L'idée, qui figure parmi un éventail de mesures actuellement à l'étude au sein du cabinet Schyns, serait d'autoriser les enseignants à donner chaque semaine entre deux et quatre heures de cours additionnelles, en plus donc de leur charge horaire actuelle. Ce dispositif ne serait toutefois appliqué que sur base volontaire. "Ce serait une partie de réponse à la pénurie d'enseignants", a-t-elle indiqué mardi en réponse à des questions des députés Joëlle Maison (DéFi), Barbara Trachte (Ecolo) et Mathilde Vandorpe (cdH) en commission du Parlement où la question du manque de profs était à nouveau évoquée.

Il y a quinze jours, Mme Schyns avait déjà annoncé réfléchir à permettre aux enseignants pré-retraités (dits en DPPR) qui le souhaitent de réintégrer leur classe. "Il y a des demandes de certains d'entre eux qui souhaitent venir donner un coup de main", a assuré Mme Schyns selon qui la mesure pourrait permettre de récupérer entre dix à vingt enseignants à l'échelle de la Fédération.Pour la ministre, ce n'est pas une ou deux mesures, mais bien un large ensemble de solutions qui permettra de résoudre le manque d'enseignants actuellement constaté.


Mauvaise image du métier

Une trentaine de mesures, à court, moyen et long terme, ont ainsi été identifiées et devront être discutées dans les mois qui viennent. Devant les députés, Mme Schyns a livré mardi de nouveaux chiffres illustrant l'ampleur du problème. Ainsi, sur les 4.425 nouveaux profs engagés en 2012, seuls 65% d'entre eux sont toujours enseignants aujourd'hui. L'hémorragie se fait surtout sentir auprès des jeunes profs titulaires d'un Master: cinq ans après leur recrutement, la moitié d'entre eux avaient déjà quitté le métier.

Consciente de la mauvaise image du métier d'enseignant auprès de l'opinion publique, Mme Schyns a dit mardi envisager de mener une vaste campagne de communication sur le métier de prof. Dans l'opposition, Joëlle Maison et Barbara Trachte ont pressé la ministre d'agir au plus vite. Par manque de profs, plusieurs élèves dans certaines écoles n'ont en effet plus certains cours depuis plusieurs semaines parfois, alors que les examens approchent, ont-elles insisté.

L'écologiste a d'ailleurs annoncé qu'elle déposait une motion qui sera soumise mercredi à la plénière du gouvernement. Le texte demande notamment au gouvernement de mettre en place "de toute urgence" des séances de rattrapage pour les élèves qui sont affectés par la pénurie d'enseignants dans les matières qui seront évaluées le mois prochain lors des traditionnelles épreuves externes (CE1D, CESS).

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