Votre enfant s'était laissé emporter dans la folie des hand spinners il y a quelques mois? Ils pouvaient être dangereux!

Les jouets représentent près d'un tiers (29%) des produits dangereux qui sont retirés des marchés européens, ressort-il du rapport annuel publié lundi par Rapex, le système d'alerte rapide européen pour les produits non-alimentaires. L'an passé, les "hand spinners", si populaires dans les cours d'école, ont particulièrement été pointés du doigt en raison des éléments qui s'en détachent facilement et des petites piles-bouton permettant à certaines de ces toupies de s'allumer en tournant. En cas d'ingestion, ces batteries peuvent "causer des brûlures de l'oesophage et des intestins", souligne le rapport.

Grâce à Rapex, les autorités des 28 Etats membres et celles de la Norvège, de l'Islande et du Liechtenstein peuvent signaler les objets dangereux interceptés aux frontières ou retirés des rayons. En 2017, 2.201 avertissements ont ainsi été lancés et 3.952 actions de suivi ont été entreprises. Dans les deux cas, ces chiffres ont augmenté par rapport à 2016, quand 2.044 avertissements et 3.824 actions de suivi avaient été comptabilisés.


Blessures, dangers chimiques et risques d'étouffement

Par catégorie de produits, les jouets sont les plus souvent pointés du doigt, devant les véhicules motorisés (20%) et les vêtements/accessoires de mode (12%). Quant aux risques les plus courants, ils concernent les blessures, les dangers chimiques et les risques d'étouffement. Une majorité des objets dangereux (53%) signalés viennent de Chine, malgré les efforts de sensibilisation fournis par l'Europe vis-à-vis des autorités chinoises. Dans 26% des cas, c'est un pays européen qui est impliqué. Ce sont par ailleurs les autorités allemandes (354), espagnoles (222) et françaises (191) qui émettent le plus de signalements.

En 2017, la Belgique en a émis 18, dont plus de la moitié concernait des feux d'artifice. "Les contrôles sur ce type de produits restent pour nous une priorité", a commenté Jan Deconinck du SPF Economie. "Avec le phénomène des Néerlandais qui viennent s'approvisionner en feux d'artifice dans le nord de la Belgique, nous menons régulièrement des campagnes sur le sujet", a-t-il ajouté.

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