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Il y en a au moins un qui est content avec ce froid: le bison d'Amérique s'épanouit dans la neige à Orchimont, en province de Namur

Durant l'hiver, la plupart des animaux d’élevage sont à l’intérieur des étables. Ce n'est pas le cas des bisons d'Amérique. Ils ne craignent ni le froid ni la neige, bien au contraire, comme ont pu le constater Olivier Pierre et Benjamin Vankelst, en reportage à Orchimont, près de Bouillon, pour le RTL INFO 13H.

Avec son épaisse toison et sa carrure musclée, l’animal en impose. Le bison ne craint pas le froid et la neige ne l’arrête pas, au contraire: il adore ça. Le massif ardennais avec ses forêts, ses rivières, ses prairies, est un écrin naturel de rêve pour l’un de ses plus anciens locataires. Le mâle peut atteindre une tonne, et mesurer deux mètres de hauteur au garrot.


"Il y a des bisons qui vivent dans des températures de -30°"

Dans l’enclos, leur éleveur se déplace en pick-up et reste à distance. Le bison reste un animal sauvage. En plein hiver, hormis deux livrées de foin par semaine, le bison se débrouille seul pour trouver sa nourriture, et en cette saison, il économise ses forces et vit sur ses réserves. "Je suis revenu du Montana la semaine dernière, il y a des bisons qui vivent dans des températures de -30°, la majorité de mes collègues, d’ailleurs, ne les nourrissent qu’à partir de cette température-là, parce qu’en dessous, ils sont totalement autonomes, ils sont capables de se nourrir avec ce qu’ils trouvent dans la nature", explique Laurent Naveau, éleveur de bisons d’Amérique.


"On voulait faire de la vente directe, un produit naturel, ce n’était pas très populaire à l’époque"

Présent en Europe pendant près d’un million d’années, le bison avait été chassé jusqu'à extermination avant d’être petit à petit réintroduit, surtout en Europe de l’Est. A Orchimont, dans l’entité de Vresse-sur-Semois, un peu plus de 200 cousins d’Amérique sont élevés pour leur viande, réputée de qualité. Laurent et sa compagne on ouvert ce ranch en 1988. Ils écoulent leur production sur place, et ça marche. "Il y a 20 ans, quand on a débuté avec ma compagne, c’était très compliqué de partir dans une voie comme ça, on voulait faire de la vente directe, un produit naturel, ce n’était pas très populaire à l’époque. On s’est rendu compte au fil des années que ce système permettait de reprendre notre marché en main".

Aujourd’hui, 6000 bisons vivraient en Europe, dont 1600 en captivité. Des bovins en plein air qui apprécient les rigueurs hivernales.

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