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Nicolas se promenait sur la plage avec sa fille à Blankenberge lorsqu'il a vu des pêcheurs relâcher ce petit requin à la mer (photos)

Nicolas se promenait sur la plage avec sa fille à Blankenberge lorsqu'il a vu des pêcheurs relâcher ce petit requin à la mer (photos)
©Alertez-nous
 
 

Nicolas nous a envoyé ces photos, via le bouton orange Alertez-nous. Alors qu'il se promenait le long de la mer à Blankenberge, il nous dit avoir assisté au sauvetage d'un petit requin: "Il avait été pris par les pêcheurs par accident, et ils l'ont relâché".


 

Avant, un petit requin, ça n'intéressait personne

Comme le lui ont glissé les pêcheurs en question, il s'agit d'une Emissole tachetée, un petit requin qui mesure entre 1m50 et 2 mètres à l'âge adulte, et que l'on peut observer au large de nos côtes. L'individu photographié est un jeune. "Ce n'est pas spécialement commun, mais on en rapporte de plus en plus", nous explique Thierry Jauniaux, vétérinaire au département de morphologie et de pathologie à l'ULiège. Y en a-t-il plus qu'avant pour autant ? Difficile de tirer des conclusions sur base de l'augmentation des signalements. "Pour ce qui est de l'échouage des mammifères marins [comme les phoques ou les baleines, ndlr], tout a toujours été rapporté parce que la côte belge est sillonnée tout le temps. Mais avant, quand il y avait un petit requin, ça n'intéressait personne. Maintenant, on prend une photo".

L'Emissole tachetée est peu suivie, car l'espèce ne fait pas l'objet d'une attention particulière en termes de conservation. Elle mange "un peu de tout", et dans le cas présent, selon Nicolas, qui s'est entretenu avec les pêcheurs, l'animal se serait régalé de tous les petits crustacés qui se trouvaient piégés avec lui dans le filet. 

L'impact de l'activité humaine de plus en plus visible

Thierry Jauniaux fait partie d'un réseau de surveillance des causes de mortalité des mammifères marins. "La côte belge, qui ne fait pas 70 kilomètres, a été l'un des premiers pays où ce type de réseau a été mis en place", nous explique-t-il. En Europe, seule une dizaine de vétérinaires se sont spécialisés comme lui dans ce travail. Ils sont appuyés par de nombreux volontaires.

Au quotidien, ces vétérinaires pratiquent des autopsies sur les animaux échoués (principalement en Belgique, mais également sur les côtes des pays frontaliers), afin d'établir un bilan de santé des populations d'espèces marines. "On voit beaucoup plus l'impact des activités humaines qu'auparavant", a-t-il encore pu constater, après avoir réalisé l'autopsie d'un phoque, il y a quelques jours. "Le phoque était mort avec une lanière en plastique noire qu'on utilise pour entourer les emballages en carton. Avant, on utilisait de la corde, mais maintenant, ce sont ces plastiques indestructibles. Ce phoque de 220 cm, qui aurait dû peser 200, kilos pesait à peine 90 kilos". 




 

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