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"Sur 11 km, tous les villages vivent l'ENFER": le bourgmestre d'Erquelinnes dénonce une situation INVIVABLE (vidéo)

Le gouvernement wallon ne construira plus de nouvelles routes et abandonne tous les projets existants. C’est une volonté de longue date d’Écolo qui considère que le tissu routier est déjà suffisamment dense et qu’il n’y a plus lieu de l’étendre encore. L'idée est d'arrêter l'utilisation de la voiture. Quand certains en sont enchantés, d’autres déchantent...

La naissance de nouveaux axes aurait soulagé pas mal de quartiers résidentiels qui sont devenus au fil du temps de grands axes routiers. La très attendue N54 doit joindre Erquelinnes à Charleroi et désenclaver la commune de David Lavaux, bourgmestre d'Erquelinnes - cdH. Une bonne partie de la route a été construite, mais il manque 11 kilomètres... 

"C'est raté", lance le bourgmestre d'Erquelinnes, déçu. "On vit une situation invivable parce qu'il y a une circulation énorme chez nous. Venant de France, on a la A2 qui passe à deux fois deux bandes, donc on va avoir un flux encore plus important", dénonce David Lavaux, qui ajoute qu'Erquelinnes "est un cul-de-sac". 

"Il manque 11 kilomètres pour rejoindre le réseau autoroutier à Charleroi. Et donc, sur ces 11 kilomètres, tous les petits villages vivent l'enfer, l'enfer du trafic, des gens écrasés par des camions, des camions étrangers perdus qui s'arrêtent au milieu des villages et qui disent: "C'est pas possible que le GPS m'envoie par là, où est-ce que je suis, aidez-moi", on voit ça tous les jours chez nous", précise le bourgmestre qui reproche à Philippe Henry, ministre des Travaux publics, d'avoir fait de fausses promesses à la commune. 

Philippe Henry annonce des exceptions et s’engage à analyser chaque situation afin de trouver des solutions. Par contre, pour les gros chantiers, pas de retour en arrière. "Le temps évolue, il y a des priorités qui évoluent dans le temps effectivement. Donc on a aujourd'hui un vrai souci par rapport à la mobilité. Je pense que tout le monde s'en rend bien compte. Je ne connais pas beaucoup de Wallons ou de Wallonnes qui sont heureux de leur mobilité quotidienne (...) la nouvelle majorité a décidé lors de la constitution du gouvernement, avant même ma désignation comme ministre, d'avoir un changement, un basculement important, de réorienter massivement les investissements vers les alternatives", explique Philippe Henry. "Je constate que dans les dix dernières années, cette route (N54) n'a pas été faite (...) depuis, il y a eu un nouveau gouvernement qui a été constitué. J'hérite d'un accord de gouvernement avec des éléments à mettre en œuvre (...) Je comprends très bien que localement ça pose des vrais soucis", précise le ministre.

Ces propos ont fait réagir le bourgmestre d'Erquelinnes, car pour lui, le problème est loin d'être local. "Je vous parle de Reims à Charleroi (...) C'est toute une partie du département du Nord qui est bloquée par un mur à Erquelinnes", lance-t-il.


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