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"Vivaldi" ou pas? Le débat S'ENFLAMME quand le MR met la pression sur le CD&V (vidéo)

En ce 12 janvier 2020, le gouvernement est en affaires courantes depuis 383 jours. Durant les derniers jours, les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) ont reçu successivement les présidents de la N-VA, Bart De Wever, et du PS, Paul Magnette. Lundi, ils feront rapport au Roi de leur mission et d'ici là ils devraient tenter de jeter les bases d'une future coalition gouvernementale.

La coalition "Vivaldi" a été régulièrement évoquée ces dernières semaines. Il s'agit d'une alliance à 7: le PS et le SP.A, Ecolo et Groen, le MR et l'Open VLD, et puis enfin le CD&V. En bref, une coalition sans la N-VA. Une solution possible pour l'Open VLD, impossible pour le CD&V. On est quand même encore face à un blocage.

"La seule réponse honnête est que l'on ne sait pas. Tout le monde autour de cette table le sait aussi à ce moment précis. On ne sait pas prédire où l'on va, on ne sait pas si à partir de lundi on va se lancer dans une pré-formation, dans une formation ou dans rien du tout", a déclaré Jan Segers, journaliste pour le quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws. "Il ne faut pas trop attacher d'importance à ce que vient de dire Bart De Wever hier soir ou à la note ou au contenu de la note des deux informateurs. Il y a trop de facteurs qui jouent et qui décideront de la composition de la coalition. Par exemple, des considérations tactiques en vue de 2024 déjà. Ce qui est important pour moi, c'est de toujours garder en tête les résultats du 26 mai. On peut se demander: le PS et la N-VA, qu'ont-ils en commun? Quel but commun ont-ils à s'offrir? Doivent-ils encore négocier ensemble aujourd'hui? Oui. Le noeud est toujours à hauteur du CD&V. Dès que le CD&V laissera tomber la N-VA, on pourrait commencer à négocier une coalition 'Vivaldi' mais ils ne sont pas près de le faire".

"C'est de nouveau le CD&V qui doit sauver l'Etat?"

Denis Ducarme a voulu rebondir sur ces propos en mettant la pression sur Eric Van Rompuy, président des "aînés du CD&V": "Il y a quand même un élément de pression un peu sur vous. C'est clair que si demain le CD&V dit OK au schéma 'Vivaldi', on a un gouvernement hein".

"C'est de nouveau le CD&V qui doit sauver l'Etat?", a répondu Van Rompuy. "Nous avons aussi notre programme, nos priorités. Nous sommes dans un gouvernement flamand avec trois partis donc il faut aussi penser à ça. Il faut trouver une solution et on fait tout pour aboutir à un accord mais il ne faut pas nous forcer à entrer dans une coalition 'Vivaldi'".

"J'ai l'impression qu'on est un peu à la plaine de jeux", a répondu Els Ampe, députée flamande et sénatrice (Open VLD). "Avec toi je veux jouer, avec toi je ne veux pas. Il faut arrêter les jeux stratégiques et s'en tenir au contenu: qu'est-ce qu'on va faire pour les citoyens?".

"Est-ce qu'il faut sauver le parti ou sauver le pays? Ca, c'est la question!", a coupé Jan Segers, mettant fin à ce débat enflammé.

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